Développement : l’UE offre 225 millions d’euros pour l’emploi en Afrique

Le commissaire chargé de la coopération internationale et du développement à la Commission de l’Union européenne, Neven Mimica, a signé un soutien financier supplémentaire de 225 millions d’euros pour renforcer la création d’emplois et l’intégration économique dans 25 pays d’Afrique.

Le Rwanda, l’Angola, le Botswana, le Burundi, les Comores, Djibouti, la République démocratique du Congo, l’Érythrée, Eswatini, l’Éthiopie, le Kenya, le Lesotho, Maurice, le Mozambique, la Namibie, les Seychelles, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe, sont les pays qui bénéficieront de l’apport supplémentaire de 225 millions d’euros de la part de l’Union Européenne, pour stimuler la création d’emplois. La signature a eu lieu lors de la visite officielle du Commissaire en Ethiopie, où il a rencontré le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed.

Voici  une repartition partielle du prêt  t: 125 millions d’euros de création d’emplois et de prospérité en Afrique australe et orientale, 20 millions d’euros de développement côtier urbain et 20 millions d’euros de sécurité maritime dans la région de la mer Rouge. Le commissaire Mimica a déclaré que « les investissements supplémentaires renforceront la création d’emplois et la stabilité dans les pays africains de l’est, du sud et de l’océan Indien, contribuant ainsi à la réalisation des engagements de l’Alliance Afrique-Europe ». Ce soutien contribuera à surmonter les défis croissants tels que la croissance démographique, les effets néfastes du changement climatique, la faiblesse de la gouvernance et les effets déstabilisateurs de la criminalité internationale, indique un communiqué.

La commissaire Mimica a signé un soutien supplémentaire avec les cinq organisations régionales couvertes par le programme régional, à savoir le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Commission de l’océan Indien (COI), et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). «Ce budget supplémentaire porte l’enveloppe financière globale du programme indicatif régional à 1490 millions d’euros pour la période 2014-2020 dans les domaines de l’intégration économique régionale; paix, la sécurité et la stabilité régionale et la gestion régionale des ressources naturelles », a indiqué le communiqué.

Soutien à l’AfCFTA

La Commission européenne, la Commission de l’Union africaine et le Centre du commerce international (CCI) ont également uni leurs forces pour créer l’Observatoire du commerce de l’Union africaine, un pilier essentiel de la zone de libre-échange continentale africaine.

Pour le commissaire de l’UE, «cela fournira à l’Union africaine, aux pays africains et au secteur privé des données et des statistiques essentielles au bon suivi du commerce continental et à l’élaboration de politiques fondées sur des données factuelles. Notre soutien de 4 millions d’euros à cet observatoire est un autre exemple de l’Alliance Afrique-Europe en mouvement pour des investissements et des emplois durables, renforçant les relations économiques et commerciales ».

Cela leur permettra d’identifier les opportunités de marché prometteuses et facilitera le suivi effectif de la mise en œuvre et de l’impact de la zone de libre-échange continentale africaine une fois en place. La zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) est l’une des grandes priorités de l’Agenda 2063 de l’Afrique. Son objectif est de fournir un marché continental unique pour les biens et les services, avec la libre circulation des personnes et des investissements, et de faire passer le niveau du commerce intra-africain d’environ 13% à plus de 25% au cours de la prochaine décennie. L’UE a récemment alloué un soutien de 50 millions d’euros à l’AfCFTA pour la période 2018-2020.

Un premier projet de 3 millions d’euros a été lancé en décembre 2018 avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) afin d’élaborer des stratégies de mise en œuvre nationales pour la zone de libre-échange continentale. Déjà en 2018, l’UE avait mobilisé 5 millions d’euros pour aider les pays africains à appliquer et à faire respecter les règles mondiales en matière de douane et de facilitation des échanges, en coopération avec l’Organisation mondiale des douanes.

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