CPI: la libération sous condition de Gbagbo et Blé Goudé est incompréhensible selon Guy Labertit

La cour pénale internationale CPI a décidé ce vendredi 1er février 2019, de la remise en liberté sous condition de l’ex-président de la côte d’ivoire Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé. Mais, cette décision de la CPI, est incompréhensible selon le Français Guy Labertit, ami de Laurent Gbagbo, et ancien secrétaire national du Parti socialiste français.

A quel jeu joue la CPI ? Pourquoi une remise en liberté sous « condition » pour des accusés, jadis acquittés par la même cour ? S’interroge le Français Guy Labertit, ami de Laurent Gbagbo, et ancien secrétaire national du Parti socialiste français, qui n’acclame pas pour autant la procédure judiciaire entamée depuis des années et qui s’est soldée par la remise en liberté « sous condition » de l’ex-chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé tous deux; poursuivis devant la CPI pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Pour Guy Labertit, la libération sous condition de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé est une joie mitigée; car le droit n’a pas été dit.

« La libération sous conditions est un cadeau fait au bureau du Procureur », a-t-il lancé.

« Je ne comprends pas qu’on puisse imposer des conditions à une libération, alors que la personne a été acquittée. Et puis personne ne nous a expliqué ce qu’étaient ces conditions exceptionnelles », a regretté pour sa part le Français Guy Labertit, ami de Laurent Gbagbo, et ancien secrétaire national du Parti socialiste français.

Avis partagé pour l’avocat de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit qui a réfuté toute libération sous condition de son client soutenant que « la liberté est un droit essentiel qui appartient à tout individu. Il a été acquitté, son innocence a été reconnue par les juges, il est impossible de limiter sa liberté ». Selon l’avocat donc, une personne acquittée doit être libérée et en aucun cas, on ne doit restreindre cette liberté. Par conséquent, selon lui, l’appel de Fatou Bensouda n’a pas d’effet: « Le statut d’un acquittement est simple. Il recouvre ses droits. Il a été reconnu innocent. Aucun acquitté dans aucune juridiction internationale n’a jamais été détenu en attendant un jugement en appel. Toute autre mesure restrictive est tout simplement incompatible », martèle Me Emmanuel Altit affichant une forme d’incompréhension de la demande du procureur.

Libération sous conditions

« La chambre d’appel a décidé à l’unanimité l’ajout d’un ensemble de conditions qui assortissent la mise en liberté », a déclaré le juge président de la CPI, Chile Eboe-Osujidont.

Parmi ces conditions : l’obligation de résider dans un État membre de la CPI, en attendant un éventuel procès en appel. « Ces conditions sont imposées pour protéger l’intégrité du processus judiciaire », a insisté la Cour, précisant qu’un « jugement écrit, énonçant que ces conditions seront rendues disponible plus tard dans la journée ».

La Belgique accepte accueillir Gbagbo et refuse Blé Goudé

La Belgique accepte recevoir l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo, contrairement à Blé Goudé qui ne sait pas encore dans quel pays, il pourrait se rendre en attendant le procès éventuel en appel.

« Oui, la Belgique a donné son accord pour accueillir Laurent Gbagbo compte tenu du fait qu’il y a sa seconde épouse Nady Bamba et son fils. Selon les informations que nous avons, autant la Belgique a donné son accord pour Laurent Gbagbo, la Belgique a refusé d’accueillir Charles Blé Goudé. [RFI : Cela veut dire que Laurent Gbagbo pourrait arriver à Bruxelles dans les heures qui viennent ?] Je ne sais pas. Tout dépendra des procédures à leur niveau, mais ce qui est important de retenir c’est que la Belgique a donné son accord pour le recevoir. Et tout retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire sera envisagé à partir donc de discussions avec le président de la République. [RFI C’est-à-dire que la Côte d’Ivoire envisage aussi de donner son accord à Laurent Gbagbo pour un retour plus tard ?] Ce que nous disons c’est que la discussion autour du retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire se fera avec le président de la République de Côte d’Ivoire. [RFI : Dans le cadre d’une négociation ?] Cela se fera avec des discussions avec le chef de l’Etat qui est aujourd’hui le premier responsable au niveau de ce pays »a, déclaré le ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse, Mamadou Touré, qui est aussi le porte-parole adjoint du RHDP.

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