Bénin – rencontre avec le chef de l’Etat: Ajavon, Soglo et Noudjènoumè disent niet

La rencontre entre le chef de l’Etat, Patrice Talon et les principales forces de l’opposition, se déroule sans l’Union Sociale Libérale (USL), le Parti Communiste du Bénin (PCB) et l’ancien Président Nicéphore Soglo. C’est du moins ce qui ressort d’une déclaration commune signée de Joël Ajavon, Philippe Noudjènoumè et de l’ancien chef de l’Etat.

On en sait désormais un peu plus, sur les partis politiques et personnalités qui ont boycotté la rencontre du chef de l’Etat avec l’Opposition. Dans leur déclaration commune, l’Union Sociale Libérale (USL) de l’Opérateur économique, Sébastien Ajavon, le Parti Communiste du Bénin (PCB) de Philippe Noudjènoumè et l’ancien Président Nicéphore Soglo, rappellent les exigences de l’opposition lors de sa récente sortie médiatique à savoir, l’annulation sans délai du certificat de conformité, la délivrance sans délai des pièces prévues par la loi à tous les partis politiques ayant régulièrement déposé leur dossier au ministère de l’intérieur, et l’arrêt de la mascarade observée dans la délivrance du quitus fiscal. A cette occasion, les forces coalisées ont également exigé la réunion sans délai de toute la classe politique pour la recherche des conditions consensuelles à un amendement en procédure d’urgence du Code électoral.

Pour les signataires, nulle part, il n’a été question dans la déclaration, d’adresser une demande d’audience au président TALON, en vue d’une rencontre des forces de l’opposition. Ils dénoncent ainsi cette rencontre et invitent le peuple à la vigilance. “Dans ces conditions, aller chez le Chef de l’Etat, Patrice TALON, c’est faire son jeu et renforcer son pouvoir face aux populations en lutte”, ont-ils souligné dans leur déclaration.

 

A PROPOS D’UNE SOI-DISANT RENCONTRE ENTRE L’OPPOSTION ET LE CHEF DE L’ETAT, PATRICE TALON
Le lundi 18 février 2019, face aux manœuvres du Président TALON  d’exclure de la compétition électorale tous ceux qui ne lui sont pas soumis, l’ensemble des forces de l’opposition ont dénoncé unanimement ces agissements et ont fait des exigences précises :

«  1. annuler sans délai l’introduction frauduleuse dudit certificat de conformité inventé par la Cour Constitutionnelle dans sa Décision EL 19-001 du 1er février 2019 et n’ayant aucune légitimité, ni  base légale, (ne figurant ni dans la charte des partis ni dans le code électoral);

2. délivrer sans délai les pièces prévues par la loi à tous les partis politiques ayant régulièrement déposé leur dossier au ministère de l’intérieur ;

3. arrêter la mascarade observée dans la délivrance du quitus fiscal » ;

Après ses exigences, elles ont fait le constat suivant :

« Face à cette situation grave, marquée par le blocage du processus électoral, les forces politiques de l’opposition et les forces vives de la nation, invitent instamment le Gouvernement, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) et la Cour Constitutionnelle :

▪ À arrêter les tentatives de passages en force en évitant d’introduire  frauduleusement des pièces illégales à l’instar du fameux « CERTIFICAT DE CONFORMITE »

▪ À réunir sans délai toute la classe politique pour la recherche des conditions consensuelles à un amendement en procédure d’urgence du Code électoral afin de corriger toutes les malfaçons normatives, les dénis démocratiques notamment l’article 242 et les dispositions d’exclusion qu’il comporte ».

Nulle part il n’a été question dans la déclaration d’adresser une demande d’audience au président TALON en vue d’une rencontre des forces de l’opposition.

A la rencontre du jeudi 21 février 2019, à l’annonce de l’exclusion des partis de l’opposition d’aller aux élections, il a été  simplement porté à notre connaissance que le Chef de l’Etat a donné son accord de rencontrer l’opposition le lundi 25 février 2019 et ce, en réponse à une lettre à lui adressée la veille 20 février et déposée à son cabinet à 15 heures.

Les débats faits à cette occasion ont retenu les conditions à remplir avant toute rencontre, à savoir les actions populaires énergiques pour un recul du pouvoir. Un ultimatum a été adressé à cet effet pour le vendredi 22 février 2019 à 12 heures au Chef de l’Etat lors d’un point de presse commun de toute l’opposition  ce 21 février à 19 heures.

Il a été constaté un silence méprisant du Chef de l’Etat face à ces exigences.

Par ailleurs, des tergiversations ont fait échouer l’action commune programmée pour le lundi 25 février à Cotonou, pendant que des populations partout ailleurs dans le pays se lèvent dans des manifestations pacifiques et font face à la répression de la police du pouvoir.

Dans ces conditions, aller chez le Chef de l’Etat, Patrice TALON, c’est faire son jeu et renforcer son pouvoir face aux populations en lutte.

Voilà pourquoi les personnalités et les Partis signataires dénoncent cette rencontre et demandent au peuple de ne pas se laisser divertir.

Ont signé :

Pour l’U.S.L. Joël AJAVON

 

Pour le P.C.B. Philippe NOUDJENOUME

Président Nicéphore Dieudonné SOGLO.

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