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Bénin – Commune de Calavi: des conseillers communaux en désaccord avec le maire

Condamnés à des peines de prison et des amendes pour détournement de denier public en Août 2018, par le tribunal de première instance d’Abomey Calavi, Germain Cadja Dodo, chef d’arrondissement de Godomey, les conseillers communaux Zounnon Chantal et Hessou Franck n’ont plus le droit de siéger au conseil communal, mais depuis plus de six mois, au mépris de la loi, leurs postes sont toujours vacants, hormis le CA dont la succession a été faite par le truchement d’un vote, deux semaines après sa révocation par le préfet de l’Atlantique littoral.

Ce n’est un secret pour personne, que depuis juin 2018, Cadja Dodo, chef d’arrondissement de Godomey, dans la commune d’Abomey Calavi et d’autres conseillers de la commune ont été démis de leurs fonctions, et condamnés à des peines d’emprisonnement déjà purgées et à des amendes diverses pour recèle, malversations économiques, rançonnement, détournement de denier public.

Si conformément à la loi électorale, deux semaines après la destitution du CA, le conseil communal a procédé à son remplacement par le truchement d’un vote, fait par les conseillers, Gnacadja Réné, Lanmadoussolo Thierrry respectivement des suppléants des autres conseillers déchus Zounon Chantal et Hessou Franck eux, depuis plus de six mois ont été complètement oubliés alors qu’ils devraient remplacer ces titulaires frappés par la loi, car la loi électorale en son article 349 stipule que : « Lorsqu’au sein du conseil communal ou municipal, de village ou de quartier de ville, une vacance isolée se produit par décès, démission, nomination à une fonction publique incompatible ou tout autre cause qu’une invalidation, le candidat suppléant est appelé par l’autorité de tutelle à exercer le mandat du candidat titulaire, ce remplacement quel qu’en soit la cause est définitive. »

L’attentisme du maire face à cette loi, frustre les suppléants qui appellent l’autorité communale (le maire) à prendre ses responsabilités, l’invitant à les rétablir dans leur droit, le plus tôt que possible. Ils lui ont adressé en début de semaine, une lettre à cet effet.

Tard vaut mieux que jamais

Nul doute, que cette lettre, donnera matière à réflexion au maire et que sa réponse positive ne tardera pas à faire jour au grand bonheur des conseillers frustrés et de celui de la commune toute entière. Par ailleurs, ils prennent, la société civile, et l’opinion nationale à témoin et tiennent le maire pour responsable des déconvenues qui pourraient résulter de cette crise, s’il ne met pas fin à l’imbroglio, en donnant dans les jours à venir, une issue et une suite favorable à ce dossier.

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