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RDC – Présidentielle : la Cour constitutionnelle commence l’examen des recours

La cour constitutionnelle de la république démocratique du Congo a annoncé qu’elle allait entamer l’examen des recours déposés contre les résultats provisoires de l’élection présidentielle, prononcés par la commission électorale jeudi.

Lundi, l’attaché de presse de la cour Baudouin Mwehu, a déclaré que « la cour constitutionnelle commencera à examiner l’appel de Martin Fayulu demain, à partir de 9h30 ». Jeudi, la commission électorale (Ceni), a rendu publique les résultats provisoires de la présidentielle en RDC qui proclament l’opposant Félix Tshisekedi président de la république. Une annonce qui a surpris plusieurs personnes dont l’autre opposant, le candidat de la coalition Lamuka, Martin Fayulu. Ce dernier a contesté les résultats et déposé samedi, un recours devant la Cour constitutionnelle.

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Martin Fayulu, soutenu par les poids lourds de la politique congolaise, Jean Pierre Bemba et Moïse Katumbi, a déclaré avoir eu les vrais résultats des urnes qui lui confèrent 61% des suffrages exprimés, faisant de lui le gagnant de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018. La cour dispose de sept jours pour statuer et donner son point de vue sur la question tenant compte des éléments de preuve contenus dans le recours déposé.

Dimanche, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), un bloc comprenant l’Angola et l’Afrique du Sud, a appelé à un gouvernement d’union et a appelé à un recomptage afin de “fournir l’assurance nécessaire aux gagnants et aux perdants”. La longue crise politique que traverse le pays a éclaté il y a deux ans lorsque Kabila a refusé de se retirer à la fin de son mandat constitutionnel, provoquant des manifestations qui ont été brutalement réprimées.

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Ce vaste pays instable n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960. Il est devenu un champ de bataille pour deux guerres régionales en 1996-1997 et 1998-2003, et les deux dernières élections présidentielles de 2006 et 2011 ont été marquées par des affrontements sanglants. L’influente église catholique romaine, qui affirme avoir déployé 40 000 observateurs pour surveiller le scrutin, a également rejeté le résultat officiel, estimant qu’il ne reflétait pas le résultat réel. Mais elle s’est retenue de dire qui, à son avis, était le vainqueur.

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