Qui est Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le nouveau président de la RDC ?

Felix Tshisekedi est le vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 en république démocratique du Congo. Il a été élu avec 38,57% des voix, selon les résultats provisoires publiés ce jeudi 10 janvier 2019 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, troisième d’une fratrie de cinq enfants, est né à Kinshasa le 13 juin 1963. Surnommé “Fatshi” (abréviation de ses trois noms Felix Antoine Tshilombo), l’homme deviendra ainsi le cinquième président de la RDC depuis son accession à l’indépendance en 1960 après Joseph Kasavubu, Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila, si les résultats de la CENI arrivaient à être définitivement confirmés par la Cour constitutionnelle.

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L’opposant de 55 ans, père de cinq enfants, est surtout connu pour être le fils du regretté chef de l’opposition Etienne Tshisekedi. La dépouille du “Sphynx”, surnom de son père, se trouve toujours en Belgique, faute d’accord avec le pouvoir pour les obsèques au pays.En mars 2017, après le décès de son père, il a été élu à la tête de l’UDPS, parti fondé par le regretté en 1982, et est devenu son candidat de facto pour l’élection présidentielle.

Félix Tshisekedi a été plongé dans la politique dès son plus jeune âge, et a dû se frayer un chemin à travers le parti:

À l’âge de 19 ans, il suit son père relégué par Mobutu dans son village du Kasaï. Un épisode marquant pour le jeune homme.

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A 22 ans, “Fatshi”, sa mère et ses frères prennent le chemin de l’exil et se retrouve en Belgique. À Bruxelles, le jeune homme échangea des coups de poing avec des proches de Mobutu et même avec des policiers belges,  quand son père a été  empêché de rentrer à Kinshasa.

Félix Tshisekedi tente de représenter le changement pour la RDC, qui n’a pas connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance en 1960. Dans l’ombre de la figure paternelle, Félix gravit tous les échelons de l’UDPS. Luba du Kasaï, il est élu député national à Mbuji-Mayi en 2011. Il refuse de siéger à l’Assemblée nationale pour respecter le mot d’ordre de son père contre la réélection contestée de Joseph Kabila.

Fin 2016, juste avant la mort de son père, il est encore aux avant-postes des négociations majorité/opposition sous l’égide de l’église catholique, qui allait déboucher sur l’accord de la Saint-Sylvestre reportant les élections.

Tshisekedi-fils, aurait alors refusé un poste de Premier ministre, tandis que le président Kabila se maintenait au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat, nous rapporte le média belge Rtbf.

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