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Libye : l’ambassade du Liban à Tripoli attaqué par une foule en colère

Des manifestants libyens ont attaqué l’ambassade du Liban à Tripoli, causant des dégâts légers, a déclaré lundi l’ambassadeur du Liban en Libye, Mohammad Sukaina.

L’incident survient un jour après que des partisans du mouvement chiite Amal au Liban auraient enlevé les drapeaux libyens devant un centre de convention à Beyrouth afin de marquer leur opposition à la participation du pays nord-africain à un prochain sommet économique de la ligue arabe au Liban. Selon des médias libanais, Sukaina aurait déclaré que des foules en colère avaient convergé vers la porte principale de l’ambassade, où elles avaient déchiré le drapeau libanais et l’avaient remplacé par un drapeau libyen. L’incident n’a causé que des dommages mineurs et aucun membre du personnel de l’ambassade n’a été blessé, a déclaré l’ambassadeur, soulignant que les manifestants n’avaient pas endommagé le bâtiment de l’ambassade.

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Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, qui est également le leader du mouvement Amal au Liban, s’opposerait à la participation de la Libye au prochain Sommet arabe sur le développement économique et social organisé à Beyrouth, invoquant l’absence de gouvernement dans le pays. Dimanche, le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed Taher Siala, a déclaré que son pays n’enverrait pas de délégués au sommet, qui doit se réunir ce week-end. S’adressant aux médias lundi, cependant, Sukaina a déclaré qu’il n’avait pas encore été informé de l’envoi éventuel de représentants libyens à l’événement. « La question a encore besoin d’un peu de temps pour être résolue », aurait-il déclaré.

L’ambassadeur a toutefois ajouté que le retrait des drapeaux libyens du sommet de Beyrouth avait provoqué «ressentiment et colère» dans la rue libyenne. Berri et son mouvement Amal s’opposent à ce que Beyrouth maintienne ses relations avec Tripoli, citant la disparition en Libye, en 1978, du fondateur d’Amal, l’Imam Musa Sadr, et de deux de ses compagnons. Amal a continué à imputer la disparition de Sadr, qui reste inexpliquée à ce jour, à l’ancien président libyen Mouammar Kadhafi, qui a été évincé et assassiné en 2011 lors d’un soulèvement sanglant soutenu par la France et l’OTAN.

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