Législatives du 28 avril au Bénin : le rapprochement Yayi-Azannaï, du plomb dans l’aile

Objet de plusieurs conciliabules, quelques fois médiatisés, le projet de réconciliation entre Boni Yayi et son ex-ministre du commerce, Candide Azannaï peine à prospérer. Il y a peu, Guy Mitokpè  indexait des personnes tapies dans l’ombre qui empêcheraient les retrouvailles entre les deux ennemis. A moins de quatre mois des consultations électorales, rien ne se profile à l’horizon.

Le rapprochement Yayi-Azannaï aux calendes grecques. Porteur d’espoir pour l’opposition à la quête d’un leader, le projet a du plomb dans l’aile. L’ancien chef de l’Etat et son ministre du commerce pourraient ne pas fumer le calumet de la paix. Le projet semble ne plus intéresser ou du moins ne constitue plus une priorité pour les parties. En prenant l’initiative d’une réconciliation, l’on s’accorde que c’est pour mener ensemble des combats politiques.

Avec les récents événements, on est tenté de dire que l’initiative pour l’instant est rangée au placard mais l’on n’écarte pas l’hypothèse d’un parti unifié de l’opposition. Ce qui rend perplexe,  le parti de Candide Azannaï, Restaurer l’espoir a lancé récemment un appel aux jeunes et femmes désireux d’être candidats à s’inscrire auprès de ses hommes déployés sur l’ensemble du territoire national.

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Mais avant, le 29 décembre 2018, Candide Azannaï avait boycotté le congrès extraordinaire des FCBE qui se tenait à Abomey-Calavi et a choisi d’être aux côtés de Sévérin Adjovi à Ouidah. L’autre aspect non moins négligeable est l’absence de Valentin Djènontin, secrétaire exécutif des Forces cauris pour un Bénin émergent du territoire national. Ce dernier et Guy Mitopkè, Secrétaire général du parti Restaurer l’espoir de concert avec des ténors des deux formations politiques avaient jeté les bases d’un rapprochement entre Boni Yayi et Candide Azannaï.

Plusieurs mois plus tard, le projet peine à prendre corps. Le camp de l’ancien député pointe d’un doigt accusateur des individus tapis dans l’ombre. A ceci vient s’ajouter la guéguerre entre RE et USL étalée sur les réseaux sociaux qui ne favorisera pas les négociations. Sauf retournement, les élections législatives se tiendront le 28 avril prochain et en attendant, l’opposition se mange le nez étalant ses faiblesses.

En tout cas, pour l’heure, le doute et l’incertitude planent sur la réussite du projet de réconciliation Yayi-Azannaï.

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