Jair Bolsonaro officiellement investi président du Brésil

Les cérémonies d’investiture du président Jair Bolsonaro ont débuté mardi après-midi à Brasilia, capitale d’un Brésil qui voit s’ouvrir une ère de rupture chargée de lourdes incertitudes.

Jair Bolsonaro, dont la carrière politique se limite à 27 ans de députation sans autre relief que ses outrances verbales, n’a pas fait mystère de sa volonté de renverser la table pour sortir le Brésil de ses crises multiples. Lundi, il a déclaré à la chaîne Record TV qu’il allait “mettre en place une politique totalement différente de ce qui a amené le Brésil à la corruption et à l’inefficacité”. “Nous avons l’intention de changer le destin de notre Brésil”, a-t-il tweeté juste avant la cérémonie mardi, demandant au peuple “son soutien indispensable”.

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Le capitaine de réserve devrait lancer au pas de course une série de réformes pour inaugurer son mandat de quatre ans à la tête de la première puissance d’Amérique latine, en remplacement du conservateur Michel Temer. Premier chef d’Etat d’extrême droite jamais arrivé au pouvoir au Brésil par les urnes, Jair Bolsonaro a suscité énormément d’attentes avec ses promesses de redresser une économie atone et de mater la corruption et la violence qui désespèrent les 208 millions de Brésiliens.

Mais son arrivée à la tête du pays suscite de nombreuses inquiétudes, notamment en matière de respect des valeurs démocratiques, des minorités, des alliances avec les partenaires traditionnels du Brésil et de protection de l’environnement. Ses dérapages racistes, machistes ou homophobes comme ses éloges de la période noire de la dictature militaire (1964-1985) lui ont aliéné des millions de compatriotes.

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Ancien parachutiste, Jair Bolsonaro, 63 ans, s’est fait élire avec 55% des suffrages le 28 octobre, mettant fin à une série de quatre victoires électorales du Parti des Travailleurs (PT, gauche) de Luiz Inacio Lula da Silva, aujourd’hui en prison pour corruption.

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