Gabon : l’armée marocaine aurait-elle aidé à l’échec du putsch ? (réponse du Maroc)

Après la mise en déroute et l’arrestation de Putschistes au Gabon, plusieurs voix s’élevaient pour dénoncer une éventuelle main de l’armée marocaine dans l’assaut pour déjouer le coup d’Etat. En réponse à ces « rumeurs », le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a catégoriquement nié toute implication de l’armée de son pays.

Selon le journal marocain Al Ahdath Al Maghribia, qui a relayé l’information jeudi, le ministre « Bourita a assuré qu’il n’y a aucune présence militaire marocaine au Gabon ». Il s’est dit étonné d’entendre la rumeur courir concernant une participation des forces armées royales (FAR) marocaine à la mise en déroute des mutins. Cette rumeur pourrait être la résultante de la présence du président Gabonais Ali Bongo dans le royaume chérifien depuis plusieurs semaines et surtout de son amitié avec le roi Mohamed VI.

Pour rappel, des hommes armées ont tenté de prendre le pouvoir lundi au Gabon mais ont tout de suite été arrêté et mis hors d’état de nuire par les unités spéciales de la gendarmerie gabonaise. Ces éléments, six en tout, selon le procureur près le TPI de Libreville, dont deux ont été abattus lors de l’assaut, ont été inculpés pour atteinte à la sûreté de l’Etat et risquent la perpétuité selon le code pénal du Gabon. En attendant, cette affaire soulèvent plusieurs point d’ombre qui taraudaient les esprits des gabonais et autres observateurs.

Le cas « Ali Bongo » et le Gabon

Selon ses proches et surtout selon le gouvernement, le président de la république du Gabon, Ali Bongo, qui est en convalescence au Maroc après un AVC, est complètement rétablit. Cette version aurait été sans faille après son apparition le 31 décembre pour s’adresser à la nation si, cet événement imprévu, le coup d’Etat « éclair », n’avait pas eu lieu. En effet, n’importe quel chef d’Etat aurait immédiatement réagit ou même serait rentré d’urgence au pays pour rassurer son peuple et montrer qu’il est toujours le maître à bord. Ce n’est pas le cas de Bongo qui, depuis, est resté dans un mutisme suspect qui pourrait laisser croire que, même s’il le voulait, « il ne peut pas parler ».

Le président est-il vraiment rétabli? une question qui revient de plus belle au devant de la scène et qui risque de s’amplifier au fur et à mesure que le gouvernement aussi se taira sur cette situation plutôt grave pour un pays qui non seulement n’a plus de commandant en chef, mais aussi n’a plus de gouvernement. Qu’adviendra-t-il du Gabon? Question…

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