[EXCLU] Libération de Komi Koutché, la suite de la procédure selon Me Luis Chabaneix

Dans un entretien téléphonique exclusif accordé à la rédaction de Benin Web TV dans la soirée de ce vendredi 18 janvier, Me Luis Chabaneix, l’avocat franco-espagnol qui s’occupe de la défense de Komi Koutché, est revenu sur les circonstances de la mise en liberté provisoire de son client, l’ex-ministre des finances, et les prochaines étapes de la procédure lancée depuis le 14 décembre dernier.

Joint au téléphone par Benin Web TV au lendemain de la libération conditionnelle de l’ex argentier national, Me Luis Chabaneix a d’abord fait savoir toute la joie de son client, l’ex ministre des finances Komi Koutché, de sortir de la prison où il avait passé les fêtes de fin d’année en détention préventive. “Déjà, il faut retenir que nous avons obtenu  la libération provisoire sans aucune caution. Ce qui est pourtant la règle pour les étrangers pour garantir leur représentation  dans les différents actes judiciaires qui auront lieu à posteriori”, a ensuite fait remarquer l’avocat qui explique que “c’est d’ailleurs pourquoi Komi Koutché est sorti le jour même lorsque le juge a prononcé sa mise en liberté provisoire.”  Sinon, poursuit Me Charbaneix, “il aurait reçu un mandat de payer une caution de X montant d’euros, sans quoi il ne pourrait sortir de prison”.

Sur les conditions de sa libération

Selon Me Luis Chabaneix, Komi Koutché a recouvré sa liberté le même jour de la prise de la décision par le juge espagnol. “Après évidemment, il y a quand même un contrôle judiciaire, une fois toutes les semaines et l’interdiction de quitter le territoire espagnol”, fait observer l’avocat pour qui, cette libération provisoire a été obtenue après qu’il ait exposé toutes les “aberrations” contenues dans le dossier d’extradition envoyé par l’Etat béninois.

“Donc nous avons apporté les preuves et le juge a parfaitement compris que le mandat d’arrêt n’avait aucune validité”, a tenté d’expliquer me Luis Chabaneix au micro de Bénin Web TV tout en insistant sur ce qu’il qualifie de “tricherie ou supercherie” au niveau de la date du mandat d’arrêt puisque celui-ci, selon ses explications, a été signé le 04 avril, mais n’a été envoyé à Interpol que 5 mois plus tard, soit le 17 septembre.  “Quand le juge place quelqu’un en mandat d’arrêt, il ne le notifie pas à Interpol que cinq mois plus tard. Ça n’a aucun sens.  Si c’était le cas, çà permettrait à tous les bandits ou criminels du monde d’avoir le temps de faire leur valise, de retirer leur argent, leur femme et leurs enfants pour aller ailleurs”, ironise l’avocat.

Sur la suite de la procédure

Selon les explications de Me Luis Chabaneix,  lorsque Komi Koutché a été arrêté à l’aéroport le 14 décembre, le Bénin avait quarante jours pour envoyer le dossier de demande extradition. “Or dans ce dossier, et c’est d’ailleurs l’une des choses qui a choqué le juge, le dossier a été amené le jour même où Komi Koutché s’est fait arrêter. Ce qui n’est jamais arrivé et c’est d’ailleurs pourquoi il y a un délai parce que le pays ne peut savoir à quel moment le mis en cause sera arrêté”, a indiqué Chabaneix. Après ce premier délai de quarante jours pour le dépôt du dossier d’extradition, il faut un autre délai de quarante jours pour recueillir l’avis favorable ou non du gouvernement espagnol “puisque le gouvernement, en matière d’extradition, a toujours son mot à dire”, explique Me Luis Chabaneix.

En somme, le Bénin avait quarante jours pour envoyer le dossier mais ils l’ont présenté le jour même. Et après que le dossier soit présenté, il y a un autre délai de quarante jours pour que le gouvernement espagnol décide si Komi Koutché va être traduit devant la cour, la chambre criminelle du tribunal pour l’audience finale d’extradition.

Me Luis Chabaneix

“Donc on attend la réponse du gouvernement qui pourrait s’opposer à l’extradition,  ce qui permettra de clore définitivement l’affaire, ou de  dire s’il faut envoyer Komi Koutché vers la chambre criminelle du tribunal pour l’audience finale d’extradition. Et dans ce cas, il faudra attendre la fixation de la date de l’audience”, va conclure l’avocat.

18 Février 2019 - 24 Février 2019

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1 commentaire
  1. Seka dit

    En voilà encore un qui va être aussi grassement payé avec les milliards volés au Peuple béninois.
    .

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