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Cyclisme: voici comment la Loi de finances 2019 enterre le Tour du Bénin

Romuald Hazoumè, président Fébécy

Pas de Tour du Bénin, ni d’organisation de compétitions départementales de détections de jeunes cyclistes. C’est ce qu’on peut retenir de la sortie médiatique de Romuald Hazoumè, président de l’instance du vélo au Bénin le lundi 28 janvier 2019. En cause, les effets de la loi de finances 2018-39 qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2019, instituant en ces articles 293-13, 293-14, 293-15, et 293-16, la taxe pour le développement du sport, imposable à toutes les grandes entreprises. Ce qui représente 1/1000 du chiffre d’affaires de l’exercice précédent hors taxes.

La Société béninoise des brasseries (Sobebra) et la Fédération béninoise de Cyclisme (FBC) ont signé (il y a moins un an) une convention par laquelle la société de brasserie s’est engagée à hauteur de 400 millions de francs, sur une période de trois ans, pour accompagner les coureurs sur les différents tours ainsi que l’instance sur ses compétitions dont la plus grande au plan local est le Tour du Bénin.

Alors, pour se conformer aux exigences de la nouvelle loi de finances, la Société de brasserie a saisi l’instance pour lui faire part de sa décision de réduire son subside à l’instance du vélo.  » … la Fédération que je préside a été invitée par la Sobebra pour signer un avenant au contrat qui nous liait. Elle réduit sa participation à 1 pour 1000, ce qui fait perdre à notre budget annuel 60 millions de Francs Cfa.« , a déclaré Romuald Hazoumè, patron du vélo au Bénin. Ce dernier a précisé que son instance ne sera plus en mesure d’organiser le Tour du Bénin, ni les compétitions départementales de détection de jeunes talents.

D’après le dirigeant qui a fait le point des nombreuses compétitions auxquelles ont pris part le Bénin et le niveau des coureurs qui ont fait parler de leur pays sur différents tours continentaux, c’est une nouvelle attristante. «  Cette situation me rend triste et me met en colère parce que le travail abattu en un an va s’arrêter au Bénin.« , a lancé le président Hazoumè.

Une amertume qui s’est dessinée à l’instant sur le visage du président « Artiste », ses collaborateurs et coureurs. Parce que le Bénin a terminé l’année 2018 avec 71 jours de courses (au lieu de 60) au niveau international et «  un résultat plus que satisfaisant.« , a dit la voix de l’instance. Laquelle rappelle que le vélo béninois dans les trous, il y a quelques années a vraiment refait surface et les cyclistes béninois se coltinent désormais avec les grands du cyclisme en Afrique.

La vraie raison de la convention additionnelle entre les deux partenaires

On savait qu’il y aurait bien une raison pour laquelle la société de brasserie a voulu apporter une clause additionnelle. Entre la FBC et la Sobebra, le partenariat est d’un peu plus de 3/1000 de son chiffre d’affaires. «  Au lieu d’en tenir compte et de soustraire le 1/000 prévu par la loi, le gouvernement demande à la Sobebra de donner 1/1000 de son chiffre d’affaires en plus, ce qui ferait 4/1000. », a expliqué le président de la FBC.

L’espoir, est-il encore permis ?

Oui, en attendant que le gouvernement n’en fasse un cas exceptionnel et y trouve une solution. Car, pour le moment, la Sobebra a en croire le président Hazoumè maintient son sponsoring pour permettre au vélo béninois de rayonner au niveau continental. » Et je la remercie. « , a déclaré le guide du vélo béninois.

La rencontre du Chef de l’Etat Patrice Talon et les responsables d’entreprises publiques et privées (en novembre 2018) au Bénin autour de la taxe instaurée dans le budget exercice 2019, pour le financement du Sport a résonné comme un espoir pour sa relance. Mais, le vote de la loi de finance 2018-39 dans son application fait déjà des dégâts. La FBC est donc la première victime… Au lieu d’aider la société à continuer à accompagner ce sport mécanique qui est très dépensier, la loi semble pour le moment faire son effet. L’expression Dura lex, sed lex qui signifie « Dure est la loi, mais c’est la loi. », est en mode application. Rien de grave pour l’heure ?

Comment sauver donc le vélo béninois et le Tour du Bénin ? Seul le gouvernement peut en répondre …

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1 commentaire

Adamon 13 février 2019 at 20 h 08 min

Le président talon es là pour ses affaires, talon ne connaît pas la souffrance des Béninois, talon stp out

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