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Bénin – Procès Icc-Services: ce qu’il faut retenir de la 9ème journée

Le procès de l’affaire Icc-Services va se poursuivre après la fête de nouvel an suite à la prorogation de la session à la Cour. Ladite session qui devrait connaître son épilogue le lundi 31 décembre 2018 continue jusqu’au 18 janvier 2019 sur demande du Président de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). Mais avant cette décision, les différents acteurs impliqués dans ce procès ont fait des dépositions comme c’est le cas depuis le début. 

Les dépositions faites dans le cadre de la 9ème journée du procès Icc-Services devant la CRIET ont exclusivement tourné autour de certains faits qui se sont produits dans chacun des domiciles de Guy Aplogan et Emile Tégbénou. En effet, la Cour souhaite savoir le vrai montant qui aurait été emporté au domicile du sieur Tégbénou. Sur la question, l’ex Directeur départemental de la police nationale de l’Ouémé a été appelé à la barre.

Déposant en tant que témoin, Pépin Adjovi apporte une nouvelle version sur le montant retrouvé au domicile de Tégbénou. A l’en croire , aucune somme de 27,5 milliards n’aurait été emportée comme tente de le faire croire Tégbénou. Selon Pépin Adjovi, aucune somme n’aurait été retrouvée dans les coffres-forts dont il a assisté à la fouille lors d’une perquisition chez l’accusé. Même les 3 millions dont a parlé l’ex Dgpn Maïga, Pépin Adjovi ne s’en souvient pas. L’autre question qui a visiblement mis en difficulté l’ex policier est le nombre de fois où il était présent à une perquisition au domicile d’Émile Tégbénou.

Sur cette question, Pépin Adjovi après des tergiversations et hésitations a fini par déclarer qu’il n’a été présent qu’à une seule perquisition. Cette déclaration en déphasage avec le procès verbal n’a pas convaincue la Cour. Pour avoir des précisions sur cette question, la Cour a appelé le policier Lissagbé qui avait dirigé les opérations de perquisition. Celui ci dans ses déclarations a confondu Pépin Adjovi. Selon ses dires , l’ex Directeur départemental de la police nationale était présent lors de deux perquisitions contrairement à ce qu’il a fait savoir à la Cour.

Un fait bizarre  au domicile du deuxième accusé, Guy Akplogan

L’autre sujet qui a intéressé  la Cour lors de cette audience, c’est un fait qui s’est produit tard dans la nuit au domicile de Guy Akplogan. En effet, des bruits assourdissants ont été entendus au domicile du concerné vers 3 heures du matin, alors qu’il était détenu depuis près de trois (03) ans. Selon les informations rapportées par le voisinage de l’accusé, la Cour parle des cantines d’argent qui auraient été emportés.

Appelé à la barre pour éclairer la Cour sur ce fait, Guy Akplogan parle d’un matelassier qu’il a envoyé pour faire des travaux dans la maison. Par ailleurs, il estime au même titre que le Président de la Cour que l’heure n’est pas « normale ». Mais contrairement aux informations rapportées par le voisinage selon la Cour, Guy Akplogan affirme que rien n’a été sorti cette nuit de la maison. « Selon mes informations, il n’a rien sorti« , a-t-il rassuré.

Après cette étape, le policier Dieudonné Lissagbé a été à nouveau appelé à la barre. Cette fois-ci, la Cour voudrait savoir les éléments découverts au domicile de Tégbénou lors des perquisitions qu’il a dirigées. Selon ses dires, ils ont découvert deux pistolets et une arme à pompe. Il informe également que c’est la Brigade Economique et Financière qui l’avait envoyé sur le terrain. Aussi, a-t-il reconnu qu’au moment des perquisitions, il était dans l’illégalité, car les accusés avaient été déjà déférés devant le Procureur de la République.

C’est suite à cette intervention de Dieudonné Lissagbé que l’audience a été suspendue. Elle reprend le 03 janvier 2018 jusqu’au 18 janvier 2018 suite à la prorogation demandée par le Président de la Cour des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET).

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1 commentaire

Valentin 2 janvier 2019 at 14 h 02 min

OH; Quelle contradiction de la part des chefs de la police beninoise.
Leur subordonné les confond.
Quelle formation avions nous recue si nous ne pouvons pas prendre nos responsiblités de repondre devant la justice que nous servons ou que nous avions servi comme agent assermentés.
La verité rien que la vérité. C’était le serment apres la formation

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