Bénin: les enseignants boycottent l' »évaluation intellectuelle » sur fond de menaces et de « gris gris »

Prévue pour se tenir ce Samedi 12 Janvier 2019, l’évaluation intellectuelle des enseignants du secondaire est confrontée à des fortunes diverses dans plusieurs centres d’évaluation.

Attroupements d’enseignants du secondaire refusant d’entrer dans le centre de composition, centres gardés sous haute surveillance policière, dépôt de gris gris pour mystifier les autorités. Tels sont les constats faits dans la plupart des centres retenus pour l’évaluation intellectuelle des enseignants du secondaire décidée par le gouvernement du président Patrice Talon.

Malgré le message de Monsieur Kakpo Mahougnon sur la chaîne du service public de l’ORTB pour justifier le bien fondé de cette évaluation, beaucoup d’enseignants se sont montrés inflexibles et ont respecté le mot d’ordre de boycott lancé par certains responsables syndicaux. Selon les informations rapportées par les représentants sur le terrain, l’accès au centre d’évaluation de Savalou est bloqué. Au CEG 1 de Glazoué, l’accès au centre de composition est investi d’une multitude de gris gris qui dissuadent tout candidat à l’évaluation de pénétrer dans l’enceinte du centre. Le CEG Gbégamey de Cotonou ou le Lycée Mathieu Kérékou n’ont pas échappé aux conséquences du mot d’ordre de boycott.

Pour rappel, le ministre de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle a décidé de procéder à l’évaluation intellectuelle des enseignants du secondaire en vue de diagnostiquer le mal qui mine ce sous secteur de l’éducation. Une idée mal perçue par certains enseignants et responsables syndicaux qui soupçonnent une manière du gouvernement pour se débarrasser de certains enseignants dont il jugera le niveau trop faible.

Selon le ministre Kakpo Mahougnon qui s’est adressé aux enseignants sur la chaîne du service public de l’ORTB, le Jeudi dernier, un système éducatif contre-performant est plus dangereux pour une nation qu’une bombe atomique, vu les nombreux dégâts qu’une éducation de bas niveau peut induire dans les divers secteurs de la vie . C’est donc en cela, poursuit-il, que « nous invitons les enseignants à la modération et à l’acceptation de cette évaluation dont la finalité est de poser les diagnostics réels en ce qui concerne les besoins de notre système éducatif ».

Des explications qui n’ont peut-être pas convaincu cette catégorie d’acteurs de l’éducation qui, malgré l’appel du ministre, ont boycotté ce jour les compositions.

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