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Qui dirige l’Algérie: Abdelaziz Bouteflika ou le fantôme d’un président invalide?

Selon la présidence algérienne, dans un communiqué, le président Abdelaziz Bouteflika n’a pu recevoir le prince héritier saoudien Mohamed Bin Salman qui effectue une visite à Alger depuis dimanche, pour des raisons de santé.

 « Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, n’a pu recevoir, comme prévu, le Prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, en visite de travail en Algérie, à cause d’une « grippe aiguë » », a noté le communiqué. La visite de Bin Salman en Algérie intervient dans le cadre de sa première tournée effectuée à l’étranger depuis l’assassinat du journaliste saoudien au début d’octobre dernier, dans le consulat de son pays à Istanbul.

Le fait que le président algérien ne puisse pas rencontrer le prince saoudien, une rencontre qui surement était prévue dans le cadre de la visite de ce dernier, est un élément indicateur qui laisse penser à plusieurs éventualités. Le président est-il réellement simplement grippé ou ses aptitudes tant physiques que mentales sont considérablement réduites ?

Des hypothèses et une crainte

Plusieurs observateurs pensent que Bouteflika n’est plus en état de prendre des décisions ni même de faire usage de la parole et que ce sont ses proches politiques et ses généraux qui décident à sa place. D’un autre côté, d’autres sont radicaux et soutiennent que le président est déjà décédé et que le reste n’est que manœuvre d’une classe politique qui ne veut pas laisser le pouvoir.

Dans tous les cas, si l’une des deux hypothèses est avérée, le pays risque de connaître un dirigeant fantôme jusqu’à la prochaine présidentielle. Mieux, si la candidature de Bouteflika est confirmée pour la prochaine consultation électorale, les algériens pourraient voter pour un candidat presqu’inexistant, pour ceux qui lui accorderaient leur voix. Pour le moment, les observateurs sont certains que l’Algérie n’est plus dirigée par Bouteflika, mais plutôt par son cercle fermé composé de politiques, de généraux ou de quelques membres de sa famille, qui vivent dans la peur de perdre tous les privilèges dont ils bénéficient actuellement, si le pouvoir arrivait à changer de main.

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