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Elections au Togo: les militaires aux urnes par anticipation, les opposants maintiennent le boycott

Le gouvernement togolais a confirmé la tenue des élections législatives pour le 20 décembre prochain en dépit des violences, à Lomé et dans d’autres villes du pays, qui ont émaillées la campagne faisant officiellement quatre morts, six selon l’opposition. Selon des informations relayées par RFI, la campagne va prendre fin ce mardi 17 décembre et sera marquée par le vote par anticipation des forces de l’ordre et de défense.

Selon le média français, il s’agit des agents des forces de l’ordre et de défense, régulièrement inscrits sur la liste électorale et disposant de leur carte d’électeur. 201 bureaux de vote sur 8 498 sont retenus pour leur permettre d’effectuer leur vote à travers le pays. « Nous voulons faire le maximum, c’est pourquoi nous faisons voter les forces de l’ordre par anticipation » précise le général Yark Damehame, ministre de la sécurité et de la protection civile. « Les bureaux seront ouverts de 07h à 16h », ajoute t’il.

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Répression meurtrière à la suite de manifestations de l’opposition

Des violences ont émaillé la campagne et l’opposition avait appelé auparavant à boycotter le scrutin dans ce pays d’Afrique de l’ouest contrôlé par la famille Gnassingbé depuis 1967. Deux personnes ont été tuées par balle ce lundi 17 décembre et deux autres samedi dans un climat particulièrement tendu en raison d’une tentative de manifestation contre la tenue de ces élections réprimée par la police. La principale coalition de l’opposition, forte de 14 partis étant déterminée selon elle à en découdre avec la dictature des Gnasssingbé et le pouvoir lui aussi déterminé à se maintenir.

L’ONU, l’Union européenne et les ambassades des Etats-Unis, de France et d’Allemagne ont dans un communiqué conjoint, publié ce jeudi, affirmé «suivre avec préoccupation les derniers développements de la situation ».

De son côté, l’organisation Amnesty International réclame des enquêtes « indépendantes » et se dit par ailleurs inquiète de l’adoption rapide le 7 décembre dernier d’une loi sur la cybercriminalité et la cyber sécurité. François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, détaille le contenu du texte : « C’est une loi qui concerne les dispositions liberticides sur l’ensemble des communications qui peuvent se faire par le biais d’une nouvelle technologie. Ce texte criminalise la diffusion de fausses nouvelles, la diffusion d’images, d’écrits contraires aux bonnes mœurs ou la diffusion ou la mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre, la sécurité publique ou la dignité humaine ».

Pour mémoire, le pays traverse une grave crise politique depuis plus d’un an, avec des manifestations massives pour réclamer la démission du président Faure Gnassingbé. Ce dernier a succédé en 2005 à son père qui avait dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans.

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