Bénin: arrêté à Madrid, Komi Koutché peut s’opposer à son extradition

Retenu dans une prison madrilène depuis son arrestation dans la nuit du vendredi 14 Décembre 2018, l’ancien ministre de l’économie et des finances  sous le régime du président Thomas Boni Yayi peut s’opposer à son extradition et demander à être jugé en Espagne.

Accusé de mal gouvernance suite à une mission d’audit organisationnel, comptable et financier du Fonds National de la Micro-finance au titre des exercices 2013 à 2016, le ministre Komi Koutché a été interpellé par la police espagnole au terminal 4S de l’aéroport Adolfo Suarez Madrid-Barajas, alors qu’il venait de descendre dans la capitale espagnole aux environs de 4h20 à bord du vol Iberia IB3329.  Cette interpellation serait intervenue dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt international émis contre le mis en cause dans l’affaire Fonds national pour la microfinance (FNM).

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Préoccupée par la question de l’extradition de l’ancien garde des sceaux, une chaîne de radio locale, “Frisson radio” s’est rapprochée d’un sachant qui estime que l’ancien ministre des finances pourrait s’opposer à son extradition au Bénin pour être jugé sur place. A en croire l’expert, avant toute extradition, l’Espagne demandera à l’inculper s’il souhaite être extradé dans son pays comme le demande ses autorités. En réponse à cette question, l’ancien garde des sceaux pourrait s’opposer à son extradition et demander que son procès se fasse en Espagne.

Dans le cas d’une opposition à se faire extrader, l’Espagne peut décider d’ouvrir un procès pour écouter le prévenu sur les faits dont il est accusé, précise la même source. Une perspective qui s’offre à l’ancien argentier national qui était attendu le 18 décembre dernier devant la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Une juridiction d’exception qui s’occupe des infractions économiques et du terrorisme mais qui, à tort ou à raison, jouit actuellement d’une mauvaise presse au sein de l’opinion nationale.

4 commentaires
  1. Seka dit

    Il faut que ce brigand rentre au pays pour qu’on lui fasse rendre gorge. Pas seulement pour être emprisonné. Il doit rendre tout l’argent volé à notre pays. Un délinquant de luxe.

  2. Sewanou dit

    Je préfère qu’il soit jugé en Espagne. Ainsi, personne ne soupçonnera le procès d’être politique. La justice sera plus objective et nous y verrons tous plus clair. Le tribunal étant neutre et réellement indépendant, les bonnes questions seront posées et toutes les réponses seront écoutées avec attention et présomption d’innocence.
    Parce que si c’est la CRIET qui doit le juger, personne ne pourra m’empêcher (et nous sommes des millions de béninois dans le cas) de croire qu’il y a un agenda politique. Et si on aboutit à une condamnation comme pour Ajavon, je serai conforté dans l’idée que la CRIET est une marionnette à la solde de Talon. Un tribunal qui empêche des avocats de plaider est tout sauf un instrument de justice.

  3. Boukary TCHANKANI dit

    ne palé pa trop même ceux qui nou dirige aujoud’hui avait volé plus que ça .

  4. WeedBoy dit

    #Seka ou quoi là t’es un enfantou quoi ?
    Il n’a rentrer pour rendre tout l’argent volé. Pour le rendre à qui ? Qui est tellement droit qu ne va pas voler aussi ? C’est les mêmes qui se font la guerre ! Pendant qu’il volait ceux qui le chassent aujourd’hui ils étaient où et les faisaient quoi eux aussi ? Restes la ou tu es et saches que c’est le père de quelqu’un.

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