Allemagne: le dernier jour de la chancelière Angela Merkel à la tête du parti CDU

Après 18 ans de règne à la tête du Parti chrétien-démocrate (CDU), la chancelière Angela Merkel va passer la main ce vendredi 7 décembre 2018. Son successeur sera désigné par les délégués de CDU.

Dans quelques heures, le nom de la personne qui va succéder à la chancelière Angela Merkel sera connue. En effet, les 1001 délégués du Parti chrétien-démocrate (CDU) qui est d’ailleurs le parti le plus important de l’Allemagne, vont à l’issue du congrès de Hambourg faire un choix décisif, car le nouveau chef qu’ils vont désigner à la tête du parti peut devenir, à terme, chancelier ou chancelière. Il aura la charge de préparer les prochaines élections et la succession de Merkel en 2021, qui a récemment annoncé sa retraite politique. Mais, si du point de vue de plusieurs analystes politiques « AKK », que d’autres qualifient de « la protégée de Merkel » est favorite pour remplacer Angela Merkel à la tête de la CDU, il n’en demeure pas moins vraie que d’autres se renforcent pour lui ravir la vedette. L’impatience s’impose donc, et on se demande ainsi, qui va remplacer l’indéboulonnable Angela Merkel?

Tour d’horizon des potentiels candidats.

Friedrich Merz, l’éternel rival

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Friedrich Merz serait prêt à prendre sa revanche contre Angela Merkel, révèle le journal allemand Bild ce lundi. L’homme d’affaire est un rival de longue date de la chancelière puisqu’il avait pris la tête du groupe parlementaire CDU/CSU lorsque celle-ci était devenue présidente de la CDU en 2000. Deux ans plus tard, Angela Merkel lui reprenait la place.

En 2009, alors que la chancelière était sur le devant de la scène, Friedrich Merz avait donc annoncé sa retraite politique pour se consacrer au secteur privé. Âgé de 62 ans, il est aujourd’hui président du conseil de surveillance de l’aéroport de Cologne-Bonn et avocat à Düsseldorf et à la tête de la filiale allemande de Black Rock, une société de gestion d’actifs.

Annegret Kramp-Karrenbauer, l’héritière 

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La secrétaire générale de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, a été la toute première à se déclarer candidate lundi. Surnommée AKK ou encore « mini-Merkel » par les médias allemands, cette juriste et politologue, ancienne tête de la Sarre âgée de 56 ans est connue pour être une proche de la chancelière Merkel. La presse allemande la soupçonne d’être la favorite de la chancelière pour lui succéder.

Comme elle, elle défend une ligne politique modérée sur le plan social, tout en défendant les valeurs traditionnelles chères aux conservateurs, particulièrement sur les questions de société comme l’avortement ou le mariage pour tous. Elle avait aussi émis des critiques mesurées sur l’ouverture par la chancelière des frontières allemandes à des centaines de milliers de demandeurs d’asile en 2015.

Jens Spahn, le renouveau

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L’actuel ministre de la Santé, 38 ans seulement, ne cache pas ses ambitions. Jens Spahn a dores-et-déjà déposé sa candidature ce lundi. Il se pose en critique de la ligne modérée d’Angela Merkel et se voit volontiers incarner le nouveau visage conservateur du parti. Depuis 2015, il prône un durcissement de la ligne du parti sur la question de la crise des réfugiés, sur laquelle il dit entendre les réticences de l’électorat.

Jens Spahn, qui souhaite ouvertement un rajeunissement du parti, a été le plus jeune membre du Parlement à être élu au Bundestag en 2002. Il s’est récemment affiché auprès du président autrichien d’extrême-droite Sebastian Kurz. Jens Spahn affiche aussi sa proximité avec l’ambassadeur américain en Allemagne Richard Grenell, un proche de Donald Trump

Armin Laschet, l’expérience

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Le ministre-président de la puissante région de Westphalie-Rhénanie du Nord et proche de la chancelière envisagerait de présenter sa candidature. Mais pour l’instant, l’ancien journaliste du  journal catholique Armin Laschet ne s’est pas prononcé.

Ce confident d’Angela Merkel a l’avantage d’être à la tête d’une région influente. Il partage avec la chancelière une ligne modérée, libérale et pro-européenne. Armin Laschet est également en accord avec elle sur la question migratoire. S’il est en bon termes avec les Verts ou encore le parti libéral FDP, l’élu a plus de mal avec les conservateurs de la CSU.

« L’important, c’est de trouver des idées et surtout un contenu pour redonner à la CDU son caractère de grand parti populaire », a dores-et-déjà annoncé Armin Laschet cité.

 

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