Togo – Législatives 2018: le dépôt des candidatures est ouvert, caution fixée à 100.000 fcfa

Après la confirmation de la date des législatives du 20 décembre prochain au Togo, la commission électorale indépendante (Céni) a officiellement déclaré ouvert le dépôt des candidatures. Un processus qui a débuté ce vendredi et qui prendra fin le 14 novembre, a annoncé l’instance électorale.

Dans un communiqué, la Céni a annoncé le début de dépôt des dossiers pour les législatives, précisant qu’« est éligible, tout Togolais de naissance, âgé de 25 ans révolus à la date des élections et inscrit sur une liste électorale, sachant lire et écrire dans la langue officielle de travail: le français. Les candidats ne doivent pas être frappés d’inéligibilité ou se trouver dans une situation d’incompatibilité. Les députés sont élus au scrutin de liste bloquée à la représentation proportionnelle et chaque liste comporte le double du nombre de sièges à pourvoir par circonscription électorale ».

L’ouverture des candidatures fait suite à un décret officiel convoquant le corps électoral pour le 20 décembre. Le décret adopté lors d’un conseil ministériel jeudi fixe la caution de candidature aux élections législatives à 100 mille francs cfa par candidat, soit 200 USD (la moitié pour les candidatures féminines). L’Assemblée nationale togolaise a clos, le jour même (jeudi) le débat sur la désignation des 8 représentants de la coalition des 14 partis de l’opposition au sein de la Céni, en élisant le dernier membre, Francis Pedro Amouzou, après plus d’un mois de blocage.

Réagissant à la décision gouvernementale fixant les Législatives au 20 décembre, Jean Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition a évoqué dans une déclaration à Radio France Internationale, l’impossibilité de tenir des élections à cette date, dans la mesure où tout le travail déjà abattu par la Céni sera repris en présence des représentants de l’opposition. Les protagonistes de la crise togolaise avaient participé le weekend dernier à Conakry, autour du facilitateur et président guinéen Alpha Condé, à une 3e réunion du comité de suivi. Aucun communiqué n’a sanctionné cette réunion.

Le Togo peine à sortir d’une crise politique déclenchée en août 2017 par une opposition qui exige le départ du président Faure Gnassingbé au pouvoir depuis avril 2005.

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