États-Unis: le procès de « El Chapo », le narcotrafiquant le plus puissant de la planète s’est ouvert

Le procès du Mexicain « El Chapo », qui a dirigé pendant près de 25 ans le cartel de drogues de Sinaloa considéré comme le plus puissant au monde, s’est ouvert lundi 5 novembre à New York pour les quatre prochains mois.

Pendant des mois, il a été l’ennemi public numéro 1 au Mexique. Le procès de Joaquin « El Chapo »  Guzman, le plus célèbre narcotrafiquant depuis Pablo Escobar, s’ouvre lundi 5 novembre à New York. Celui qui est surnommé « Le Courtaud » en raison de sa petite taille (1,64m) est accusé d’avoir dirigé pendant vingt-cinq ans, de 1989 à 2014, le cartel de Sinaloa, le plus puissant cartel de drogue au monde.

Il faut dire que les mesures de sécurité mises en place sont drastiques. Le pont de Brooklyn est fermé à la circulation pour permettre le transfert de la prison de Manhattan au tribunal de Brooklyn du narcotrafiquant mexicain comme l’indique la radio Rfi. Chiens renifleurs, policiers en armes, la sécurité mise en place à New York est à la hauteur du personnage.

Ce cartel a expédié aux Etats-Unis plus de 154 tonnes de cocaïne ainsi que d’énormes quantités d’héroïne, de méthamphétamines et de marijuana, pour une valeur estimée à 14 milliards de dollars. El Chapo est poursuivi pour onze chefs d’accusation, dont trafic et distribution de drogues, possession d’armes à feu et blanchiment d’argent. Chefs d’accusation pour lesquels le criminel de 61 ans a plaidé non coupable. Mais les procureurs sont confiants, et assurent être également en mesure de démontrer que l’accusé a commandité au moins 37 assassinats.

Évasions rocambolesques

Le 8 janvier 2016, c’est le président du Mexique en personne, Enrique Peña Nieto, qui annonçait sur Twitter l’arrestation de Joaquin Guzman. Celui-ci a depuis été extradé vers les Etats-Unis, en 2017, où il est détenu dans des conditions draconiennes, au point d’avoir suscité l’inquiétude d’Amnesty International: El Chapo est à l’isolement dans une cellule sans fenêtre 23 heures sur 24 et fait l’objet d’une surveillance toute particulière.

Il faut dire que l’homme a déjà échappé par deux fois à la justice mexicaine : arrêté au Guatemala en 1993, il s’était d’abord enfui de prison en 2001, dissimulé dans un bac de linge sale ; puis de nouveau interpellé en février 2014, il s’était une fois de plus évadé quatorze mois plus tard, par un tunnel d’1,5 kilomètre creusé depuis la douche de sa cellule, équipé d’un système de ventilation et d’une moto sur rails.

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