RDC – Elections: de nouveaux candidats contestent les machines à voter

Sept candidats sur les 21 retenus à la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) ont exigé de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de procéder, “sans désemparer”, à l’impression de bulletins de vote en papier” pour les trois scrutins (présidentiel, législatif et provincial) prévus le 23 décembre prochain.

Les candidats Sylvain Maurice Masheke, Théodore Ngoy, Yves Mpunga, Gabriel Mokia, Seth Kikuni et Radjabo Tebaro Soborabo et Marie-José Ifoku, seule femme dans la course, ont fait une déclaration commune dans la capitale Kinshasa, mardi, affirmant que le bulletin de vote en papier est le “seul mode de vote prescrit par le législateur congolais”. “Une commission technique, comprenant respectivement la Ceni, le Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre (CNSA) et le gouvernement devra être mise sur pied pour vérifier le processus d’impression du bulletin de vote en papier”, insistent-ils dans leur déclaration, citée par Anadolu.


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Ce processus n’impactera pas négativement sur le calendrier électoral, affirment-ils, prévenant que la Ceni “porterait avec le gouvernement la responsabilité de tout report du scrutin en cours, si ladite commission ne procédait, sans désemparer, à l’impression du bulletin de vote en papier”. La Ceni prévoit une première réunion avec les 21 candidats, jeudi, “pour évaluer substantiellement le processus électoral en cours, avant le début de la campagne électorale le 22 novembre prochain”, a affirmé son rapporteur Jean-Pierre Kalamba, joint par Anadolu.

La position de ces candidats rejoint celle des 4 principaux candidats de l’opposition (Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Martin Fayulu, et Freddy Matungulu) qui rejettent l’usage des machines de vote de fabrication sud-coréennes, déjà commandées par la Ceni. Ces machines à imprimer les bulletins de vote après sélection du candidat par l’électeur sur un écran tactile, sont également contestées par les opposants Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, deux poids-lourds de l’opposition, écartés de cette course.


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Lors d’un meeting samedi dernier à Kinshasa, Tshisekedi, Kamerhe, Fayulu , Matungulu, Bemba, Katumbi et l’ancien premier ministre Adolphe Muzito ont réaffirmé cette position, exigeant également le nettoyage des listes électorales qui comprendraient plusieurs millions d’électeurs fictifs.

Les sept candidats, pourtant non-influents, ont, en outre, exigé l’accès équitable de tous les candidats aux médias publics devenus instruments de “propagande d’un seul regroupement politique, (…) d’atteinte à la personnalité de certains haut cadres de l’opposition à travers des éditoriaux et de refus (…) de couvrir et de diffuser les manifestations publiques de certains partis politiques de l’opposition et celles des candidats indépendants”.

Ils ont, dans la foulée, demandé au président sortant Joseph Kabila et au gouvernement de “retirer” au candidat de la coalition au pouvoir (Ramazani Shadary) “les véhicules de la police et des forces armées avec gyrophare, et son personnel, ou de doter tous les candidats à la présidence de la République des mêmes moyens immédiatement”. Pour rappel, la Ceni a expliqué à plusieurs reprises depuis le début du processus que l’abandon des machines à voter entraînerait automatiquement le report des élections.

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