Maroc – Sit-in non-voyants: chutant du toit du ministère, un des manifestants meurt

Un membre du groupe des non-voyants, observant un sit-in sur le toit du bâtiment du ministère de la Famille, de la Solidarité, de l’Égalité et du Développement social, a trouvé la mort après sa chute du haut du bâtiment. La victime observait, avec ce groupe, un mouvement de contestation depuis le 26 septembre  dernier.

Selon le correspondant du site marocain 2M présent sur place, 28 personnes se trouvaient sur le toit du bâtiment du ministère quand tout a dérapé. Originaire de Marrakech,  Saber E. était au téléphone quand il a fait une chute mortelle dimanche soir sous les yeux de 150 autres personnes manifestant près du ministère.

Selon un communiqué du ministère, le défunt a été transféré dans une ambulance près du ministère tout au long de ce sit-in immédiatement après sa chute du côté arrière de l’immeuble. La victime a rendu l’âme lors de son transfert à l’hôpital Ibn Sina.

Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes sous la supervision du parquet, poursuit le ministère, exprimant sa tristesse et son profond regret pour cet incident tragique.

La responsabilité de la ministre de la Famille, de la solidarité, de l’égalité et du développement social pointée du doigt

La Coordination nationale des non-voyants et diplômés chômeurs a fait endosser à la ministre Bassima Hakkaoui, la responsabilité de la mort de Sabir el Haloui, qui a chuté du toit du ministère. Réfutant la thèse d’un suicide, les manifestants ont déclaré “Non! El Haloui est décédé suite à une chute accidentelle provoquée par la négligence de Bassima Hakkaoui”.

Les internautes également pointent du doigt la ministre et réclament son limogeage.

Le Ministère toujours ouvert au dialogue

Dans un communiqué publié lundi, révélé par le site marocain le360,  le Ministère a assuré qu’il a toujours été ouvert au dialogue, même après le début du sit-in en question, le 26 septembre dernier.

Le ministère a assuré que, contrairement aux informations relayées à ce propos, il n’a pas autorisé l’accès du groupe en question à son bâtiment, ajoutant que les faits se sont produits en dehors des horaires du travail, après effraction des portes métallique et vitrée, lesquels actes ont été enregistrés par vidéo-surveillance.

Le ministère réaffirme que, dès le premier jour, il a ouvert tous les canaux de dialogue possibles, que ce soit par le contact direct ou à travers les conversations téléphoniques, ajoutant que, vu la spécificité de la situation, les autorités locales ont entamé, de leur part, un dialogue avec les membres du groupe, via une série de réunions n’ayant abouti à aucun résultat, du fait de leur attachement à la revendication relative au recrutement direct et exceptionnel.

La ministre a été convoquée ce lundi par le chef du gouvernement et le Parlement.

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