Francophonie – Candidature rwandaise: de Mélenchon à Le Pen, les critiques se font entendre

Le choix de la France de soutenir la candidature de la rwandaise Louise Mushikiwabo à la présidence de la Francophonie n’est pas du tout du goût de plusieurs personnalités dans le monde qui s’en indignent.

En France, les critiques se sont fait entendre de part et d’autre du spectre politique, portant tantôt sur la politique de Paul Kagame, tantôt sur le caractère anglophile d’un pays qui a choisi l’anglais comme langue d’enseignement dans l’ensemble du système d’éducation en 2009, rétrogradant le français au rang de seconde langue. La dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen a ainsi dénoncé la candidature d’une ministre «qui est violemment anti-française, d’un pays qui a choisi de faire de l’anglais sa langue d’enseignement, sa langue d’administration, qui a tourné le dos au français».

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Incompréhensible et injustifiable

Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, le président de Debout la France et député de l’Essone Nicolas Dupont-Aignan, avec les sénateurs Jean-Louis Masson, Christine Herzog (Moselle) et Claudine Kauffmann (ex-FN) jugent pour leur part «incompréhensible et injustifiable» ce soutien de Paris à Louise Mushikiwabo. «Paul Kagame a désigné notre pays comme bouc émissaire de l’abominable génocide qui a frappé son pays et accable l’armée française de responsabilités imaginaires», dénoncent les 4 élus. Les élus rappellent en outre qu’en septembre 2011, Louise Mushikiwabo avait déclaré : «L’anglais est une langue avec laquelle on va plus loin que le français. Au Rwanda, le français ne va nulle part.» Ils ajoutent qu’en 2014, elle avait «fait raser au bulldozer le centre culturel français de Kigali». «Quelles belles preuves d’amour envers la France et notre langue !», ironisent les auteurs de la lettre.

Guère plus tendre, Jean-Luc Mélenchon, cité par l’AFP a déclaré en référence au texte publié dans Le Monde en septembre par Charles Josselin, Pierre-André Wiltzer, Hélène Conway-Mouret et André Vallini : «Le régime [rwandais] est si grossièrement anglophile que l’accession de sa ministre des Affaires étrangères à la tête de l’OIF a donné lieu à la publication d’une tribune par quatre anciens ministres français chargés de la francophonie pour s’y opposer.»

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