Sécurité

Cameroun: violents affrontements entre l’armée et les séparatistes anglophones, plusieurs morts

Des éléments de l'armée camerounaise

De violents combats ont été enregistrés mardi 23 octobre dans le nord-ouest camerounais en région anglophone. Le bilan fait état d’environ 13 morts, rapporte Anadolu, citant un responsable militaire.

Plusieurs affrontements ont été enregistrés mardi dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle donnant Paul Biya, pour président sortant, vainqueur avec 71,28 % des voix, a indiqué à Anadolu, le commandant de la région militaire du nord-ouest, le Général de brigade Aga Robinson. L’armée camerounaise a lancé une offensive contre une base séparatiste dans la ville de Ndu (nord-ouest) après avoir reçu des informations selon lesquelles les séparatistes planifiaient une attaque à partir de cette base, a précisé le responsable militaire. Le bilan de cette offensive a été de 13 morts dont trois civils, atteints par des balles perdus, deux militaires et huit séparatistes, a précisé la même source. Plusieurs autres attaques ont été enregistrées mardi dans d’autres localités telles que Bambui et Bambili dans le nord-ouest et à Buea dans le sud-ouest « sans faire de victimes », a ajouté Robinson.

Félicitant Paul Biya pour sa victoire, le gouvernement britannique s’est dit, dans un communiqué publié mardi,  » profondément préoccupé par la détérioration de la situation dans les régions anglophones, qui continuent de subir des niveaux élevés de violence et de violations des droits de l’homme perpétrées à la fois par les forces de sécurité et les séparatistes armés ». Le Royaume-Uni a appelé, à cet effet, le gouvernement camerounais « à prendre des mesures urgentes pour remédier à la crise dans les régions anglophones », soulignant qu’il « est essentiel que toutes les parties s’engagent dans un processus pacifique et structuré débouchant sur des réformes constitutionnelles, telles que définies précédemment par le président, et évitant le recours excessif à la force ».

Les deux régions anglophones du sud-ouest et du nord-ouest camerounais, traversent depuis près de deux ans une grave crise sécuritaire née des revendications sociales et économiques des populations locales qui dénoncent « la marginalisation » de leurs régions par le gouvernement central francophone.

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