Cameroun – Présidentielle: des candidats réclament l’annulation de résultats

Joshua Osih, Maurice Kamto et Cabral Libii, tous des candidats à l’élection présidentielle camerounaise du 7 octobre ont adressé des pétitions au Conseil constitutionnel camerounaise lui demandant l’annulation de certains résultats.

Ces pétitions dénoncent des irrégularités lors des élections du 7 octobre. Ainsi, par exemple, Maurice Kamto, du Mouvement de la Renaissance camerounaise, a dressé une pétition de six pages qu’il a déposées au Conseil constitutionnel réclamant l’annulation partielle des élections dans sept des dix régions du pays. En cause, ce dernier reproche à ELECAM, entendez organe de gestion des élections du Cameroun de n’avoir pas retiré les bulletins de vote du candidat Akere Muna des bureaux de vote ouvert sur toute l’étendue du territoire dimanche en dépit du fait que ce dernier a renoncé à un moment donné de prendre part à la présidentielle.

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Joshua Osih et Cabral libii avancent les mêmes arguments dans leur pétition à quelques différences près. Eux pour leur part réclament une annulation partielle à cause d’irrégularités relatives au vote de la diaspora, le harcèlement et les discriminations de leurs représentants dans les bureaux de vote, l’impression de fausse carte d’électeur le jour du scrutin, et la relocalisation des bureaux de vote.

Le professeur Kamto favori ou vainqueur de ce scrutin?

Selon Camerounweb, des sondages avant les élections avaient indiqué que le professeur Kamto serait le prochain président du pays et ce dernier n’a pas attendu les proclamations du Conseil constitutionnel pour revendiquer sa victoire sur la base des chiffres que ces sympathisants présents dans les bureaux de vote ont révélé. Et le site d’information camerounais semble donner raison au professeur Kamto en soutenant qu’en attendant la proclamation définitive de ce premier tour du scrutin présidentiel, les rapports des bureaux de vote donnent le professeur Kamto en avance sur les régions de l’extrême nord, du littoral, du centre et de l’ouest.

Mais, l’AFP pense plutôt que le président Paul Biya, 85 ans d’âge, dont près de 36 au pouvoir est de loin le favori face aux sept candidats qui l’affrontent. Cependant, le Conseil constitutionnel en vertu de la constitution Camerounaise est le seul habilité à proclamer les résultats. Il a légalement un délai de deux semaines, selon l’article 137, du Code électoral, soit 15 jours, pour traiter le contentieux post électoral et départagé les candidats en donnant les résultats.

Pour mémoire, si Paul Biya était déclaré vainqueur de ce scrutin, cela fera pour lui un septième mandat consécutif.

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