Bénin: présentation de l’ouvrage “Au mal masqué-Résilience” de Fabienne Ingabire

L’autrice Fabienne Ingabire connue sous le pseudo Faby I. Amazone a présenté au public son ouvrage “Au mal masqué-Résilience”. C’était dans la matinée de ce samedi 27 octobre 2018 à l’espace culturel “Le Centre” de Lobozounkpa. Préfacé par Marie Elise Gbèdo, l‘ouvrage présente d’une part les violences subies par certaines femmes au foyer et d’autre part propose des solutions pour une reconstruction de la vie une fois sauvée des griffes du “violent”.

Les violences faites aux femmes constituent l’une des causes qui freinent l’émancipation de la gente féminine. Les questions liées à ce phénomène préoccupent de plus en plus les défenseurs des droits de l’Homme, surtout les acteurs qui interviennent de diverses manières pour le respect des droits de la femme. La lutte contre “les violences faites aux femmes” est ainsi devenue un cheval de bataille pour ces derniers.

Dans ce lot de femmes et d’hommes qui combattent au quotidien pour l’éradication des “violences faites aux femmes”, on découvre Fabienne Ingabire (Faby I. Amazone). L’autrice bénino-rwandaise fait de sa plume une arme contre le phénomène. Ainsi est né “Au mal masqué-Résilience” qui est un compil de témoignages faits par des femmes qui ont été victimes et qui ont gardé pendant longtemps le silence.

Couverture du livre “Au mal masqué-Résilience” de Faby I. Amazone

Battues, humiliées, rabaissées et contraintes au silence au nom de “l’amour pour le bourreau” ou des “considérations sociologiques”, ces femmes ont trouvé en Fabienne une porte voix dotée d’une arme puissante, la plume. Elle n’a donc pas hésité à user de cet outil pour contribuer à la lutte contre les “violentes faites aux femmes”. Et c’est à juste titre qu’elle obtient le soutien de Me Marie Elise Gbèdo qui gère au quotidien des cas de “violences faites aux femmes”.

Pour mener une lutte efficace contre le phénomène, il faut pouvoir l’expliquer et en déduire les causes. Cet exercice a permis à Faby I. Amazone de conclure dans la deuxième partie du livre que l’Education est l’une des meilleures solutions contre les “violences faites aux femmes”. Dans cette partie où l’on découvre les mesures préventives proposées par l’auteure, l’éducation s’est faite une place de choix. Mais de quel type d’éducation s’agit-il? De ses explications, on retient que l’éducation dont elle parle va au delà de “l’élevage”.

 “Nous devons connaitre la nette différence entre EDUCATION et ELEVAGE : un enfant, c’est l’homme ou la femme de demain. C’est un être pensant. C’est une âme divine. Il ne suffit pas de lui donner à manger et à boire, de le laver, lui faire couper les cheveux, lui faire de jolis tresses et l’habiller. Il ne suffit pas de l’envoyer à l’école. L’esprit aussi a besoin d’être nourri, nettoyé et entretenu. Nous devons avoir la sagesse de montrer le chemin de la sagesse”

Extrait de “Au mal masqué-Résilience”

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