Avec la Criet, Le Bénin n’est plus une plaque tournante de la drogue selon Gilbert Togbonon

La Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (Criet) n’a pas perdu du temps avant de se mettre au travail. Mise en place il y a seulement un mois, la Criet a déjà posé des actes pour décourager ceux qui excellent dans les différents fléaux qu’elle est appelée à éradiquer. Dans un entretien accordé au quotidien du service public, le procureur Gilbert Togbonon a présenté les prouesses réalisées en un mois par la Criet, qui a réussi à donner une nouvelle image au Bénin.

Après ses deux premières audience, la Criet a réussi a inversé l’image que projetait le Bénin en matière de trafic de drogue. C’est l’essentiel à retenir du bilan présenté par le procureur spécial après un mois d’activité. “Il a suffi de deux audiences à la Criet pour qu’aujourd’hui, le Bénin change de statut. Le Bénin n’est plus une plaque tournante de la drogue. C’est déjà une fierté”, a-t-il rassuré.

Pour Ulrich Gilbert Togbonon les statistiques illustrent à suffisance ce qu’il dit. En effet, il fait constater que depuis deux semaines, aucun trafiquant de drogue n’a été arrêté au Bénin. “Si vous suivez les statistiques, depuis deux semaines, on n’a pas arrêté un seul trafiquant de drogue au Bénin. Or, c’est par semaine qu’on arrêtait au moins deux à l’aéroport international de Cotonou”, a-t-il affirmé.

[su_heading size=”17″ align=”left”]A lire aussi : Bénin : le procureur Ulrich Gilbert Togbonon parle de l’affaire Ajavon[/su_heading]

Pour l’atteinte de ses objectifs, la Criet ne travaille pas en vase clos. A en croire le procureur, plusieurs structures interviennent dans le fonctionnement de la nouvelle juridiction afin que cette dernière puisse mener à bien ses missions.

En dehors des officiers de police judiciaire et des différentes juridictions, nous travaillons avec les structures étatiques consacrées sur les thématiques de la Criet, par exemple l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) que la loi reconnaît et qui peut se constituer partie civile à l’audience, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), le Bureau d’analyse et d’investigation (Bai), la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), la Direction générale des Impôts, la Direction des Douanes, la Commission nationale de lutte contre le terrorisme, l’Ordre des experts comptables surtout avec les commissaires aux comptes qui ont une obligation de dénonciation. Nous travaillons aussi avec les structures de la société civile intervenant sur les mêmes thématiques dont les Ong Social Watch, Alcrer, Fonac, Transparency Bénin et la Commission béninoise des droits de l’Homme. Tout est écrit dans le manuel de procédure du parquet spécial de la Criet avec le rôle de chaque collaborateur.

Ulrich Gilbert Togbonon

1 commentaire
  1. Amelagbe dit

    Ce Monsieur nous prend pour des bébêtes ou quoi?
    S’il suffisait de créer des tribunaux d’exception pour mettre fin au traffic de drogue, la drogue n’existerait plus sur cette planète !
    Que la répression des petits traficants ( les gros ne transportent pas la drogue dans les aéroports ) aient amené ceux ci et leur maître à changer de tactiques et de routage est peut être un fait…De la a dire que le Bénin n’est plus une plaque tournante du traffic, il y a un pas que seuls les griots peuvent franchir…
    La Criet est elle seulement un tribunal correctionnel pour pour juger les crimes liées au traffic de drogue ?
    Pourquoi les diffusions de documents administratifs relèvent ils de la CRIET?
    On ne va pas nous tromper en plein jour en nous balançant des stars qui ne veulent rien dire et en masquant la chasse aux opposants qui semble être la mission principale de cette cour kangourou

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