Affaire Push manqué au Faso: un témoin soutient que Gilbert Diendéré n’y est pour rien

Le procès du coup d’Etat manqué au Burkina Faso suit son cours et des révélations à couper le souffle se font par les différents témoins et accusés devant les juges. La dernière en date, est celle de mercredi où un ancien dignitaire du régime Compaoré assure que le général Gilbert Diendéré n’y est pour rien dans cette tentative de push.

Le coup a été organisé par les hommes de rang et assumé par le général Gilbert Diendéré, a expliqué Léonce Koné, deuxième vice-président du parti de Blaise Compaoré au moment des faits. Lors de son témoignage devant les juges, il affirme avoir rencontré le général Gilbert Diendéré le jour de l’arrestation des autorités de la transition. Jusque-là les sous-officiers qui ont mené les opérations ont affirmé avoir agi sous les ordres de l’ancien chef d’Etat-major particulier de Blaise Compaoré. Léonce Koné récuse les chefs d’accusation qui lui ont été notifiés mais reconnaît avoir apporté son soutien à la junte.

Le parquet insiste que son soutien était total car il a reçu 50 millions de francs du général Diendéré, une somme qu’il a lui-même reçue du général ivoirien Vagondo Diomandé chef d’Etat-major particulier de Alassane Ouattara, pour organiser des actions. “C’est le fruit d’une collecte auprès d’amis en Côte d’Ivoire et dans la sous-région pour le parti”, répond Léonce Koné qui ajoute que « 15 millions étaient ses propres économies, 15 autres réunis par ses amis et 20 millions revenaient à René Émile Kabore », un autre chef de parti proche de l’ancien régime. L’accusé refuse qu’on associe les autorités ivoiriennes à la somme reçue. Il reconnaît avoir fait des déclarations de soutien au coup car lui et plusieurs de ses camarades étaient exclus des élections de 2015. C’est donc une prise de position politique qui ne peut être considérée comme un soutien à un coup d’État.

1 commentaire
  1. Seka dit

    Il faut cesser de jouer avec ces brigands qui ont règné sans partage pendant vingt-sept ans, qui ont pillé leur pays et qui ont joué avec les vies de leurs concitoyens. Tout ça au nom des droits de l’homme qu’ils avaient toujours piétinés quand ils étaient au pouvoir.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.