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Guy Mitokpè : « la vengeance ne saurait remplacer la lutte contre la corruption»

L’examen en plénière de la demande de poursuite judiciaire des anciens Ministres du régime précédent a démarré ce jeudi 13 septembre 2018 à l’Assemblée Nationale. Au cours du débat général, l’honorable Guy Mitokpè dit ‘’NON’’ à la vengeance et appelle à une lutte juste et impartiale contre la corruption.

Fidèle à sa ligne directrice, l’honorable Guy Mitokpè  a encore rappelé son ardent désir de voir tous ceux qui ont pillé les maigres ressources de ce pays répondre de leurs forfaits. Il n’entend pas marchander son soutien dans le cadre d’une lutte efficace et impartiale contre la corruption et l’impunité. Dans son intervention ce jeudi 13 septembre 2018 sur l’autorisation de poursuites des anciens Ministres des  régimes du changement et de la refondation, le député de la 16ème circonscription élection pense que le Gouvernement prône une chose et fait carrément son contraire. Selon lui, le Gouvernement doit incarner la conscience nationale qui n’est rien d’autre que la force commune qui permet à chaque citoyen Béninois, de prioriser les intérêts du pays, face à tout autre intérêt sectaire ou partisan.

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Pour Guy Mitokpè, «dans ce dossier de poursuite des anciens ministres, le Gouvernement préfère se livrer à une opération de charme à l’endroit des populations assoiffées de justice, que de poser les vrais problèmes… ». Il se demande pourquoi cette poursuite ne concerne que ces cinq (5) ministres à savoir Komi Koutché, Aboubakar Yaya, Valentin Djènontin, Fatoumata Amadou Djibril et Codjo Simplice Dossou, dont deux (2) sont à l’Assemblée Nationale et très actifs dans le bloc de l’opposition, d’une part, et d’autre part si le Bloc de la Majorité Parlementaire (BMP) n’a pas en son sein d’anciens ministres qui pourraient être interpellés au même moment que ceux de l’opposition.

Selon lui, l’idéal serait que le Gouvernement démontre le sérieux de sa démarche en interpellant certains de ces soutiens logés au sein du BMP, sur qui pèsent de lourds soupçons. «L’évolution des événements se déroule comme, si nous devons continuer à rester dans l’éternel recommencement de la comédie politique», a-t-il dénoncé avant de souligner que le Gouvernement de la rupture ne le rassure pas quant à sa lutte contre  la corruption, aussi bien dans sa démarche que dans son comportement.

«Par contre, il me convainc jour après jour qu’il se venge de certains acteurs politiques qui ne lui avaient pas facilité la tâche par le passé. Ainsi donc, le Gouvernement procède à la neutralisation politique de tous ceux et celles qui lui tiennent tête, afin de les pénaliser pour les prochaines élections législatives, communales et présidentielle», a-t-il fustigé sans manquer de marteler que «la vengeance ne saurait remplacer la lutte contre la corruption».

Et même s’il admet que les pilleurs des ressources de l’Etat soient poursuivis et punis conformément aux textes de la République, il souhaite tout de même que la justice puisse montrer son impartialité dans la conduite des différents dossiers.

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Sans commentaires
  1. ADAMON dit

    C’est le désert de compétences

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