Côte d’Ivoire : « Préparez-vous…car c’est parti pour le combat », Simone Gbagbo

Aussitôt libérée, l’ex-première dame de côte d’Ivoire a pris la direction de son domicile dans l’après-midi de mercredi 8 août 2018. A sa libération, elle a fait une brève déclaration en prenant soin d’encenser un peu le président par intérim du FPI Sangaré Abou Dramane avant de déclarer la naissance d’une nouvelle ère pour le pays.

« Je ne vais pas parler aujourd’hui. Tout ce qui est dans mon ventre, avant que ça ne sorte, il faut le faire passer par le tamis de Sangaré Abou Dramane, le gardien du temple. Aujourd’hui, je vous dis merci … Je voudrais que vous vous associez à moi pour dire merci à Sangaré Abou Dramane. Sangaré que Dieu te bénisse. Je voudrais remercier l’Eternel des armées. Gloire lui soit rendue. L’ancienne page est tournée. Toute chose est devenue nouvelle. Levez- vous et marchons. Nous sommes toujours dans le combat pour la refondation. Nous ouvrons ainsi une nouvelle page. Préparez-vous donc car c’est parti pour le combat», a déclaré Mme Gbagbo.

Pour rappel, la mise en liberté de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo a été ordonnée mercredi par le procureur de la république d’Abidjan Richard Adou. Selon l’avocat de l’ancienne Première dame, Me Blede Ahora, Simone Gbagbo, 69 ans, est sortie de l’école de gendarmerie d’Abidjan où elle était détenue depuis sept ans pour rejoindre sa résidence où elle a été accueillie par plus d’un millier de sympathisants.

L’amnistie de 800 personnes, dont Simone Gbagbo et plusieurs figures de l’ancien régime du président Laurent Gbagbo, a été annoncée lundi par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, afin de favoriser la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.  Libre en Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo reste tout de même poursuivie par la Cour pénale internationale (CPI) qui a délivré contre elle un mandat d’arrêt en février 2012. Mais le président Ouattara a affirmé en 2016 qu’il « n’enverrait plus d’Ivoiriens » à la CPI, estimant que son pays avait désormais une « justice opérationnelle ».

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus