Centrafrique – Fête de l’indépendance : Touadera dresse un tableau sombre de la situation

La République centrafricaine commémore, lundi 13 août, son 58ème anniversaire d’accession à la souveraineté (1960). A cette occasion, le président de la République, Faustin Archange Touadera a exprimé, dans son adresse à la nation, un sentiment d’amertume en voyant le sang versé pour l’indépendance continuer de couler jusqu’à aujourd’hui, rapporte anadolu.

 « Je voudrais dédier ce jour à tous les héros qui ont versé sueur et sang, parfois jusqu’au sacrifice suprême pour que nous soyons libres. Au cours de cette commémoration, souvenons-nous d’eux avec humilité et responsabilité », a indiqué le président centrafricain.

 « Car aujourd’hui encore, le sang de nos concitoyens inonde le sol de nos ancêtres, les cris perçants des victimes de la barbarie retentissent à travers nos forêts et collines, les larmes n’ont pas cessé de couler non pas à cause des travaux forcés, mais à cause de la nouvelle forme de colonisation que tentent de nous imposer les terroristes et les mercenaires étrangers», a-t-il poursuivi.

Il a expliqué que : « Du fait de cette barbarie, certains de nos concitoyens sont contraints à quitter leur terroir alors qu’ils n’ont commis aucun crime digne d’un tel châtiment… ». La cause de cette régression, selon Touadera, c’est le laxisme des Centrafricains qui ne travaillent pas assez pour donner sens à leur indépendance. Il a évoqué le non-respect des valeurs fondatrices de la nation, contenues dans la devise de la République centrafricaine, à savoir ‘’Unité – Dignité – Travail’’.

« Toutes les crises dont les contrecoups se font ressentir aujourd’hui, puisent leurs racines dans notre absence de confiance réciproque, dans notre décadence morale, dans notre vision tronquée de l’Etat », a-t-il affirmé.  « Le travail reste et demeure le seul moyen de promouvoir une condition de vie épanouie pour nous-mêmes et pour la génération future », a expliqué le Président.

Touadera a appelé les Centrafricain à s’unir affirmant que : « nous devons, comme par le passé, être digne dans nos attitudes. La dignité est une valeur culturelle des Centrafricains. C’est un comportement irréprochable. Les actes de barbarie et de violence que l’on observe aujourd’hui sont étrangers à notre culture et à nos valeurs traditionnelles ».

Toutefois, Touadera reste optimiste, il compte par ailleurs sur la jeunesse centrafricaine porteuse d’espoir : « je me tourne vers la jeunesse, avenir de notre pays, pour lui demander de tenir ferme la flamme sacrée de nos valeurs et nos traditions et de les porter haut et loin, de ne pas se laisser assaillir des vicissitudes du présent.».

Aussi, s’est-il dit déterminé à poursuivre les réformes en dépit des vicissitudes de son quinquennat. Le Président a invité les Centrafricains à lui faire confiance ainsi qu’ à son gouvernement.

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