Togo : nouvelles manifestations annoncées par la coalition des 14

L’opposition togolaise a appelé mardi, dans un communiqué, la population, à une série de manifestations de jeudi à dimanche, à travers l’étendue du territoire national, afin d’exiger, une fois de plus, un retour à la Constitution de 1992 et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir.

Alors qu’après trois mois de suspension, le dialogue inter-togolais entre le pouvoir et la coalition de 14 partis de l’opposition avait repris il y a deux semaines, à Lomé, sous l’égide des facilitateurs, le président guinéen Alpha Condé et le président Ghanéen Nana Akufu-Addo, la crise ne semble toujours pas être résolue. D’ailleurs, lors du dernier round du dialogue politique à Lomé, les facilitateurs avaient, dans leur communiqué, invité « le gouvernement à étudier la possibilité d’étendre le droit de manifester à l’ensemble du territoire national dans le respect de l’ordre public et des lois en vigueur afin de garantir la liberté de manifester ainsi que la sécurité des biens et des personnes ».

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La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a donc invité, ce mardi, les populations à une série de manifestations à Lomé et à l’intérieur du pays. Selon le communiqué dont Anadolu a reçu copie, ces manifestations visent à renforcer la détermination du peuple « à obtenir le retour à la constitution de 1992 dans sa version originelle, les réformes institutionnelles, la révision du cadre électoral », entre autres. L’opposition et le pouvoir ont multiplié les rencontres pour tenter de trouver une issue à leur crise qui perdure depuis dix mois.

Une première session de dialogue avait eu lieu le 19 février 2018, mais a dû être suspendue à deux reprises, le 23 février et le 23 mars, faute de compromis, comme l’avait rapporté Anadolu dans ses précédentes éditions. Le point d’achoppement sur lequel les deux protagonistes ont boité est relatif au retour à la Constitution de 1992, qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux fois cinq ans, ce qui signifie le départ du président actuel Faure Gnassingbé en 2020.

Le parti Unir et la mouvance au pouvoir ne voulaient pas entendre cette proposition. Ils acceptent, en effet, de modifier la Constitution en limitant le nombre de mandats présidentiels à deux, mais à condition de remettre le conteur à zéro, ce qui permettrait au président Gnassingbé de briguer deux nouveaux mandats. Et l’opposition de descendre dans la rue de façon quasi hebdomadaire depuis septembre 2017, pour manifester son refus et réclamer le départ du Président Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

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