Déjà un an d’exil pour Léhady Soglo : il s’en souvient à travers un message aux militants RB

Dans un courrier en date du 26 juillet 2017, le Préfet du département du Littoral, Modeste Toboula, a invité le Maire de la ville de Cotonou, Léhady Soglo, à prendre part à la session extraordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination le 28 juillet 2017 à la préfecture pour une audition sur la situation de la mairie de Cotonou.

Cette invitation d’audition de l’autorité municipale intervient après une quatrième mission d’audit commanditée par le gouvernement Talon sur la gestion de la mairie de Cotonou. L’issue de cette concertation n’est point à rappeler: le maire fut d’abord suspendu puis révoqué avant d’échapper à une procédure de fragrant délit par un exil qu’il s’est imposé.

Un an après, Monsieur Léhady Soglo se rappelle de ces événements à travers un message envoyé à ses fans et militants du parti de la Renaissance du Bénin. Dans ledit message, le Maire Léhady Soglo rappelle les circonstances de son “exil temporaire” et les faits qui confortent son choix de s’imposer un retrait momentané de son pays. Lire ci-dessoues le message de Léhady Soglo

Messages de Léhady Vinagnon SOGLO au militants, militantes de la RB:

Militantes et Militants de la Renaissance du Bénin
Chers compatriotes

A l’occasion de la date mémorable du vendredi 28 juillet 2017 dans l’histoire de notre parti,
Je tiens particulièrement à vous rappeler qu’il y a exactement un (1) an ce jour, 28 juillet 2018 que le Préfet Modeste TOBOULA m’a convoqué à la Préfecture de Cotonou pour une séance d’audition.
Soumis à un questionnaire en dix (10) points, j’ai alors manifesté ma volonté de répondre par écrit, étant donné que nous sommes dans une administration dont la procédure est essentiellement écrite et non orale.
Malheureusement et contre toute attente, cette demande m’a été catégoriééhadyquement refusée et dans les minutes qui ont suivi, j’ai été suspendu de mes fonctions électives de Maire de la ville de Cotonou, en violation des règles et procédures du contradictoire et des droits de la défense.
Dès la fin de cette audition, mon domicile a été envahi par des forces de sécurité publique, arrivées en nombres et équipées de matériels anti-émeute. Ces dernières ont tenté sans mandat de perquisition, de violer mon domicile. Tout le quartier a même été bouclé par les mêmes forces de l’ordre qui, manifestement avaient reçu l’ordre de m’enlever.
J’ai néanmoins pu répondre par écrit aux questions qui m’ont été posées et les réponses transmises par voie d’huissier au Préfet et au Ministre de la Décentralisation avec des éléments de preuve qui réfutent les accusations fantaisistes portées à mon encontre.

Seulement trois jours ouvrables après ces faits, le Conseil des Ministres, en sa séance du mercredi 02 août 2017 a prononcé ma révocation et ceci en violation de toutes les règles en la matière.
Or, tous les actes que j’ai posés en tant que Maire de la ville de Cotonou, l’ont été conformément aux textes qui régissent la décentralisation dans notre pays, et la multitude d’audits commandités sur la gestion de la Mairie de Cotonou n’ont jamais révélés l’existence de fautes professionnelles ou de malversations imputables à ma personne.
En outre, il convient de signaler que le décret portant ma révocation ne m’a jusqu’à ce jour jamais été notifié et toutes les démarches de mes Avocats Conseils ont été vaines à ce sujet.

Face à un « pouvoir révélé » ,usant d’arbitraire dans ses méthodes, et manifestement animé de la volonté de faire taire toute voix discordante, voulant régler des comptes personnels,les deux seules options qui s’offraient à moi étaient soit l’exil politique ,soit la prison du seul fait de la volonté des “princes du moment”.

Le choix de l’exil temporaire n’est pour moi nullement motivé par une volonté de me soustraire à la justice de notre pays.

Ce choix est malheureusement justifié par la tournure prise par certaines affaires dans notre pays, il s’agit par exemple de :

– De renvoi en renvoi, Laurent METOGNON et ses co-accusés croupissent à la prison civile de Cotonou depuis novembre 2017 et les dernières audiences ont démontré le caractère inique et presque rocambolesque de cette affaire où les accusations diffusées à forte dose dans l’opinion sont sans commune mesure avec les faits aujourd’hui reprochés , l’objectif final étant de museler un opposant au régime;

– Après une arrestation violente et arbitraire, le Député ATAO HINNOUHO, a été jeté en prison suite à son vote contre la révision de la constitution, en dépit de l’ordonnance du juge de la détention et des libertés qui n’a pas confirmé le mandat d’arrêt émis par le Procureur de la République ;
– Encore tout récemment,la levée de l’immunité des Députés DJENONTIN et BAKO alors que les conclusions du rapport parlementaire révèlent l’absence de preuves matérielles ;

Dans le cadre de l’animation de la vie politique, la Présidente Fondatrice et le Président d’Honneur de la Renaissance du Bénin ont, le 17 mai 2018, fait une sortie médiatique. A l’occasion ils ont condamné de nouveau les abus de pouvoir à l’égard de la Renaissance du Bénin et rappelé à l’opinion publique nationale et internationale, que Léhady Vinagnon SOGLO demeure l’authentique Président du Parti.
Les conséquences ne se sont pas fait attendre puisque dans la foulée, j’ai été convoqué par la Brigade Économique et Financière (BEF) le 04 juin 2018 et quatre (04) mandats d’arrêts internationaux ont été déjà délivrés contre ma personne par le régime en place.

Militantes et Militants,
Soyez sereins et combatifs. Un homme politique doit pouvoir accepter les vicissitudes de la charge.
Je garde néanmoins une volonté de fer et me considère comme un soldat au front, face aux dérives anti démocratiques, liberticides et dictatoriales du régime du “Bénin révélé”.
Le monde observe le Benin et n’est nullement dupe sur ce qui s’y passe, et c’est à ce titre que j’ai malheureusement aujourd’hui le statut “de Maires en danger dans le monde”.

Il est tout de même curieux de constater qu’au moment où je fais l’objet d’un acharnement politique sans précédent, les dissidents de mon parti, sans titre ni droit, encouragés par le pouvoir de la rupture, font des agitations frénétiques alors que le prononcé du jugement est sans cesse reporté sine die pour d’obscures raisons. Il ne serait pas superflu de rappeler que certains de ses dissidents ont été récompensés et gratifiés pour leur forfaiture.
Tout ça ne durera pas bien longtemps.

Chers militantes et militants, par le présent message, je vous exhorte à la mobilisation et à plus de détermination dans les actions qui engagent l’avenir du parti pour son plus grand rayonnement.

Je vous souhaite une très bonne fête de l’Indépendance.
Vive la Renaissance du Bénin, la seule, l’unique, la vraie
Que Dieu bénisse le Bénin
Je vous remercie.

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