Côte d’Ivoire : encore des morts après des pluies diluviennes dans le sud

Deux personnes ont trouvé la mort à la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues durant les trois derniers jours à Aboisso dans le sud de la Côte d’Ivoire, a annoncé le gouvernement ivoirien dans un communiqué.

Les fortes pluies ont provoqué une crue du fleuve Bia, à Aboisso, indique le ministère ivoirien de la Solidarité dans un communiqué publié dimanche sur sa page Facebook. Plus de 500 familles ont également été sinistrées dont 200 relogées dans des sites provisoires, selon la même source. La ministre de la Solidarité, Mariatou Koné, s’est rendue, dimanche, dans plusieurs quartiers et lieux inondés de la commune d’Aboisso afin de constater les dégâts causés par la pluie, indique encore le ministère.

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Plus de 30 millions de francs CFA (53.400 USD) de vivres et de non vivres ont, à l’occasion, été distribués, aux sinistrés, et une somme de 1 million de francs CFA (1700 USD) en espèce remise à chacun des ayants droit des deux victimes. Ces pluies diluviennes succèdent de peu à celles qui se sont abattues sur le pays à la mi-juin, faisant une vingtaine de morts à Abidjan et dans le sud-ouest, et d’importants dégâts matériels. La banque mondiale avait d’ailleurs prévenu dans un récent rapport contre l’impact du changement climatique sur la Côte d’Ivoire et son économie.

“L’ampleur du changement climatique et le manque de préparation de la Côte d’Ivoire pour y faire face, la rendent particulièrement vulnérable. Aujourd’hui, on constate déjà une augmentation de la température moyenne, une pluviométrie beaucoup plus incertaine et la montée du niveau de la mer. Si rien n’est fait, le niveau de la mer pourrait monter de 1m20 dans les agglomérations de Bassam et d’Abidjan”, a souligné la BM dans le rapport publié le 12 juin dernier.

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L’institution financière avait, en outre, prévenu qu’il ” y aura davantage de zones inondées, ce qui entraînera de nombreuses pertes humaines et la réinstallation forcée de nombreuses familles et activités économiques.”, soulignant que “les infrastructures risquent également d’être touchées avec la disparition de logements, de routes, d’écoles et de centres de santé”.

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