Afrique du sud : ajournement du procès de l’ancien président Jacob Zuma

Le procès de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, qui fait face à 16 accusations de corruption, est ajourné jusqu’au 30 novembre, a rapporté Reuters.

C’est la troisième fois que Zuma comparaît devant un juge. L’équipe juridique de Zuma a retardé les procédures en déposant des requêtes interlocutoires jusqu’à présent, selon Eyewitness News. Zuma a demandé au juge d’autoriser un sursis permanent. Le juge Mjabuliseni Madondo a fait droit à la demande de l’équipe de défense de Zuma de déposer un sursis, et a fixé la date du 30 novembre pour que l’Etat réponde à la demande.

Zuma fait face à 16 chefs d’accusation de corruption, fraude, racket et blanchiment d’argent dans le cadre d’une affaire d’achat d’armes avec la compagnie d’armement française Thales, contre laquelle l’Autorité nationale de poursuite (NPA) est en train de monter une enquête. L’enquête en cours a signalé 783 paiements douteux reçus par Zuma de 1995 à 2005 dans le cadre de l’accord d’armement de 2,5 milliards de dollars américains avec Thales.

Cependant, ce n’est qu’en février 2018, suite aux raids dans les maisons de la famille Gupta, proches des Zumas, que le protecteur public sud-africain a déclaré que les relations de Zuma avec les Guptas et d’autres associés avaient entraîné la capture de l’Etat, et sur demande de l’African National Congress Party (ANC), il a démissionné. Le fils de Zuma, Duduzane Zuma, fait lui aussi face à des accusations de corruption pour avoir tenté de soudoyer l’ancien vice-ministre des Finances, Mcebisi Jonas, en octobre 2015, avec l’aide des Guptas.

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