Sylvain Akindès: “le revirement jurisprudentiel de Djogbénou manque de sagesse”

La décision rendue par la cour Constitutionnelle conduite par le professeur Joseph Djogbénou portant fixation de la fin de la mission des membres du cos lépi installé par le professeur Théodore Holo à fin Juin 2018 manque un peu de sagesse. C’est du moins ce que pense le professeur Sylvain Akindès.

Invité dans l’émission “100% Bénin” de “Sikka TV”, l’ancien ministre de la République sous le général Mathieu Kérékou semble ne pas comprendre l’intelligence qui a conduit les membres de la 6ème mandature de la cour constitutionnelle  à aller contre la décision rendue par le professeur Théodore Holo. A en croire Sylvain Akindès, ce qui est important pour accomplir une mission ou un travail,  est la durée et non la date. “Est ce la date ou la durée qui est importante pour faire le travail?” s’est-il interrogé.

Pour lui, la décision rendue par la cour du professeur Joseph Djogbénou a suscité la polémique parce qu’elle est ” mal rédigée et les arguments sont nuls”. Le professeur Akindès estime que le retard dans l’installation du Cos-lépi  est du fait de la majorité au parlement et la cour qui est chargée de réguler les institutions était tenue de prendre une décision; ce qui a été fait en tenant compte du temps qu’il faut pour actualiser la liste électorale.

A l’en croire, la contre décision de la cour Djogbénou vise à aller dans le sens de l’Assemblée nationale qui est d’ailleurs l’institution qui a désigné pour la cour, le président actuel ainsi que le vice président. Le sens qu’on veut donner à la décision, c’est qu’elle permet de revenir à la légalité du délai fixé par la loi.

“Qui a désigné le professeur Joseph Djogbénou pour la cour; c’est le parlement. Qui a permis le retard de l’installation du cos lépi; c’est aussi le parlement” a fait remarquer le professeur Akindès qui précise tout de même que l’installation d’un nouveau bureau du cos-lépi le 1er Juillet 2018, permettra d’établir la bonne foi de la décision de la cour Djogbénou et dédouanera les 07 sages de la suspicion d’une volonté de dribbler qui devient de plus en plus une mode de gouvernance.

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