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Pratiques de pêches illégales : le rappel à l’ordre du ministre à des associations de pêcheurs

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a tenu, le lundi 11 juin 2018 à la salle de conférence de la Direction de la Production Halieutique (DPH), une séance de travail avec deux associations de pêcheurs artisanaux en mer. 800 pêcheurs membres de l’une de ces associations sont concernés par des mesures d’interdiction de pêche imposées par les services compétents de la DPH.

Des explications du Chef services d’aménagement et de gestion des pêcheries, Herman GANBGAZO, on retient que la DPH, en application des dispositions de la loi n°2014-19 du 07 août 2014 relative à la pêche et à l’aquaculture au Bénin, surtout en son article 73, a enclenché depuis décembre 2017 une campagne de contrôle sur les eaux et sur le milieu marin.

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Le «chalut-bœuf», l’une des pratiques de pêche prohibées, pourtant utilisées par les membres de l’AS.MA.HOU, râcle le fond des eaux, détruit les frayères, capture les espèces immatures ou en ponte et bouleverse l’écosystème aquatique.

Elle provoque également la destruction des engins des autres pêcheurs et engendre des conflits. Mieux, cette pratique convoite surtout la capture de crevettes roses interdites de pêche par l’arrêté n°518/MAEP/D-CAB/SGM/DRH/DP/SA du 31/12/2008. Les crevettes roses étant un élément important de la chaîne alimentaire dont la disparition compromet l’existence d’autres espèces halieutiques de grandes tailles. Aussi, l’utilisation de deux embarcations ou d’une seule munie d’engin trainant dans la zone des cinq mille marins constitue-t-elle une infraction au regard de l’arrêté interministériel n°0694/MDR/MTPT/DC/SG/DA/DP/DMM du 19 novembre 1999. Des dispositions que continuent de violer les pêcheurs artisanaux de l’AS.MA.HOU. La DPH a donc décidé d’interdire leurs activités depuis environ trois mois.

Le ministre Gaston Cossi DOSSOUHOUI a appelé ces pêcheurs à se mettre en règle vis-à-vis des dispositions légales en vigueur en utilisant des engins et pratiques recommandées. «Si vous avez les bons filets, vous allez exercer votre activité. Si vous utilisez les bonnes pratiques de pêche, personne ne peut vous empêcher d’aller sur les eaux. Mais si ce n’est pas le cas, on va vous empêcher d’exercer votre activité. A n’importe quel moment de la journée, de jour comme de nuit, vous serez appréhendés», a mis en garde le ministre. Gaston Cossi DOSSOUHOUI a également appelé les deux associations à faire la paix entre elles.

«Personne n’est au-dessus de la loi», a reconnu Olivier HOUDE, président de l’AS.MA.HOU. Fabrice DOSSOU, président de l’UNAPEMAB, a réitéré l’engagement de l’association qu’il dirige à continuer d’utiliser les bons engins et les bonnes pratiques de pêche.

PFC-D/COM/PR-MAEP

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