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Bénin – Création de Cour des comptes: Michel Adjaka désavoue Martin Assogba et consorts

La sortie de la Coalition des Organisations de la Société civile « Maintenant la Cour des comptes au Bénin » fait réagir l’ancien Président de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), Michel Adjaka. A travers un post sur sa page Facebook, il désavoue les responsables de cette coalition et révèle la face cachée de cette initiative.

APPEL DE CERTAINES OSC A LA RÉVISION CIBLÉE DE LA CONSTITUTION POUR INSTAURER LA COUR DES COMPTES

Le règne de la corruption s’explique moins par l’absence de cour des comptes que par l’environnement socio-politique. En effet, au Bénin,  nous avons plus un problème d’homme de type nouveau à générer qu’une équation d’architecture institutionnelle à résoudre.

Concrètement, la lutte contre la corruption n’est pas simplement une question de modification du paysage institutionnel. Elle passe surtout par une classe politique plus vertueuse et des cadres courageux et  désintéressés.

Par ailleurs, la chambre des comptes peut efficacement lutter contre la corruption tout comme la cour des comptes peut échouer contre ce fléau. En effet, les pesanteurs politiques et sociologiques qui laissent croire à l’inefficacité de la chambre des comptes expliqueront demain le rayonnement de la corruption malgré la création de la cour des comptes.

Enfin, si la création d’une cour des comptes était la panacée contre la gangrène que constitue la corruption, certains pays de l’UEMOA, qui en disposent, auraient réduit leur corruption et surclassé le Bénin dans le classement 2017 de l’ONG Transparency International sur l’indice de perception de ce fléau. Au contraire, malgré sa chambre des comptes, accusée à tort, le Bénin était 15 ème au plan africain derrière le Sénégal et le Burkina-Faso et 86 ème au plan mondial.

Pour me résumer, la lutte contre la corruption est moins une affaire de création d’une cour des comptes qu’une question d’homme et de mentalité. Je crois que l’appel de ces OSC à la révision ciblée de la constitution est un prétexte pour enfin faire passer la réforme constitutionnelle avortée le 04 avril 2017.

2 commentaires
  1. Azazou dit

    Tout à fait d’accord avec Michel Adjaka. La corruption au Bénin est plus un problème sociologue qu’institutionnel. Penser que la création d’une court des comptes pourrait être un début de réponse à cette tare de notre société est une grave illusion. Et je ne crois pas que Martin et co soient des naïfs. Ils savent à quel jeu ils jouent mais ne tromperont personne

  2. Le lecteur exaspéré dit

    Certainses personnes ne savent decidément pas quoi dire pour se faire remarquer.
    Une question: s’il faut des hommes vertueux en politique pour mettre fin à la corruption et que malheureusement on n’en a pas au Bénin, devons nous toujours rester là en répétant qu’il faut des hommes vertueux? C’est évident que la vertu est necessaire à notre politique pour éradiquer la corruption (D’abord c’est pas pour éradiquer car pour éradiquer soit il nous faut un homme fort qui va combattre les tarés en place ou une institution forte. Le premier cas est impossible puisque même quand Talon a commencé les imbéciles ont crié à une lutte sélective). Vous pouvez refléchir sur cette citation de Barack Obama « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts. Elle a besoin d’institutions fortes ».
    Regardez moi cet avocat. Les intellectuels béninois sont tarés, dixit Kérékou
    Bonne journée

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