Victor Topanou : « le RAVIP n’appartient qu’au gouvernement… »

Quelle est la finalité du recensement à vocation d’identification de la population (ravip) ? Allait-il servir de base de données pour la liste électorale en vue des élections à venir ? face à ces préoccupations qui avaient agité beaucoup d’esprits, la position de Victor Topanou n’a pas varié.

En effet, pour cet ancien ministre de la justice sous le président Thomas Boni yayi, il n’est pas question d’établir un lien possible entre le ravip et les élections dans notre pays en ce sens que le ravip contrairement à la lépi n’est pas une base de données consensuelles.

D’abord, pour ce professeur de droit, le ravip « n’a même pas sa raison d’être » parce que la finalité qui lui est attribuée est déjà prise en compte par une autre base de données, la lépi.

« …Le ravip n’avait pas de raison d’être. J’ai entendu quelqu’un proche de la mouvance présidence dans une émission récente dire qu’après tout le ravip et la lépi sont des bases de données. Alors je me suis demandé pourquoi avoir éprouvé le besoin d’avoir deux bases de données.Parce qu’on avait 40 Milliards à jeter par la fenêtre? Ça (le ravip-ndlr) a coûté au minimum 40 Milliards, c’était pour ça? Alors qu’on savait bien que c’était pour doter le pays d’une base de données alors qu’on en avait une? Est ce qu’il n’était pas plus simple d’améliorer ce qui existait avec moins de 40 Milliards? » s’est interrogé le professeur Victor Topanou.

En plus du fait que l’ex garde des sceaux trouve dans la réalisation du « RAVIP » un gaspillage des ressources de l’Etat, il trouve l’instrument peu fiable parce que réalisé sans consensus. A l’en croire, le ravip est « la chose  » du gouvernement et l’opposition n’a aucune raison de faire confiance à cet instrument.

Pour lui, il faut laisser le processus de la lépi suivre son cours qui ne dit en rien être altéré par le ravip qui a été fait sans aucun consensus. Selon Victor Topanou, le ravip a été fait dans un esprit consensuel entre l’opposition d’alors et la mouvance présidentielle avec l’implication de la société civile alors que le ravip n’apartient qu’au gouvernement.

« …Le ravip n’est pas consensuelle car il a été réalisé par le gouvernement; alors que la lépi a été faite par consensus à savoir le gouvernement et l’opposition à l’époque puisqu’en 2009, le gouvernement n’avait pas de majorité à l’assemblée nationale; il fallait donc que l’opposition vote la loi sur la lépi pour qu’elle passe. Mais il n’ y avait pas que l’opposition et la mouvance présidentielle; il y a aussi un troisième acteur: la société civile qui avait été associée. si vous vous rappelez bien, le ministre de la justice actuel était dans la société civile en ce moment et ils ont fait des marches vers l’assemblée nationale pour demander que cette loi soit votée. C’est ainsi qu’on a obtenu le consensus« . a indiqué le professeur Victor Topanou.

Le ministre Victor Topanou en est arrivé à la conclusion que « le ravip est un acte du gouvernement, il n’appartient qu’au gouvernement, l’opposition n’a aucune raison de lui faire confiance, la société civile pas plus d’ailleurs. » conclut-il.

 

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