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RDC: Kinshasa convoque les ambassadeurs rwandais, français et angolais pour une clarification

Kinshasa a convoqué samedi, les ambassadeurs de France, du Rwanda et de l’Angola pour une « demande de clarification et d’explication » après que le président Français Emmanuel Macron a déclaré soutenir l’initiative prise par le président du Rwanda Paul Kagame en lien étroit avec le président angolais Joao Lourenco sur la crise politique en RD Congo, a appris Anadolu de source officielle.

Lors de la visite à Paris cette semaine du président rwandais et président en exercice de l’Union africaine (UA) Paul Kagame, Macron avait affirmé son soutien à la « position de l’UA et des pays de la région » sur la crise en RDC. L’élection présidentielle doit avoir lieu le 23 décembre 2018, alors que l’opposition et la société civile soupçonnent le président Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001 de vouloir briguer un troisième mandat ou retarder la tenue d’élections.

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Cette initiative annoncée par le président français en présence de Paul Kagame et soutenue par Luanda « est une grande inconnue », a indiqué dans un compte-rendu, le cabinet du chef de la diplomatie congolaise Leonard She Okitundu.

« Quelle serait cette nouvelle initiative parrainée par Paris de l’axe Kigali-Luanda ?  C’est à cette question que devront répondre les ambassadeurs convoqués ce jour« , s’explique Kinshasa dans ce compte-rendu.

La RDC qui partage des relations tendues avec le Rwanda depuis deux décennies « ne transigera aucunement sur sa souveraineté et tient à rappeler aux partenaires internationaux, le respect scrupuleux des grands principes du droit international que sont l’égalité souveraine et la non ingérence dans les affaires internes des Etats », poursuit Kinshasa.

Le bras de fer engagé par Kabila avec l’église catholique a renforcé la méfiance des chefs d’Etat de la région, selon le magazine en Ligne « Paris Match » revenant sur Le Dernier sommet des chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) dans la capitale angolaise en avril dernier.

Cette rencontre avait été caractérisée par un débat houleux. Derrière des compliments de façade, les présidents Angolais et sud-africain auraient demandé à Kabila de quitter le pouvoir et de ne pas tenter de se représenter, selon magazine. Ces derniers jours le parti présidentiel (PPRD…Ndlr) et ses cadres ont multiplié des appels à voter massivement pour Kabila lors de la prochaine présidentielle.

Arrivé au pouvoir après l’assassinat de son père (Laurent Désiré Kabila) en 2001 dans la capitale Kinshasa, Joseph Kabila élu en 2006 puis réélu en 2011, a théoriquement achevé son deuxième et dernier mandat le 19 Décembre 2016 mais s’est accroché à son poste faute de non organisation d’élections dans les délais.

La constitution en vigueur interdit à Kabila de se présenter pour un troisième quinquennat. Tenter un troisième mandat peut facilement déboucher sur des situations de « violence préjudiciables pour la paix et la stabilité de la RDC et de toute la sous-région », ont prévenu les évêques catholiques jeudi.

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