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Guinée Equatoriale : dissolution du principal parti d’opposition par les autorités judiciaires

La cour suprême équato-guinéenne a confirmé la dissolution du principal parti de l’opposition et la peine de 30 ans de prison à l’encontre de 21 militants.

 « Au nom du chef de l’Etat, nous rejetons le recours en cassation introduit par les avocats de CI et de ses militants condamnés », a déclaré Juan Carlos Ondo Angue, président de la cour suprême, selon le site ivoirien koaci.com.

Un avocat du parti Citoyens pour l’Innovation a estimé que ce verdict de la cour tombé lundi est « une sentence de la dictature et de la honte », rapporte encore le média ivoirien qui s’intéresse à l’actualité dans nombre de pays africains. Réagissant à cette décision de la justice équato-guinéenne, Carmelo Ngomo Abeso, premier vice-secrétaire général du parti dissout a noté qu’« il n’ ya pas de loi dans le pays et rien ne peut contredire le président Teodoro Obiang qui a décidé d’en finir avec le CI ».

Le média ivoirien rappelle que 147 opposants avaient été interpellés depuis novembre en Guinée Equatoriale après les législatives, remportées à la majorité par le parti du président Teodoro Obiang Nguema, avec 99 sièges sur 100 au Parlement et un siège pour le parti citoyens (CI).

Vingt et un de ses militants, dont l’unique député élu du parti, ont été condamnés à 30 ans de prison pour « sédition, désordre public, atteintes à l’autorité et blessures graves », rapporte encore Koaci. Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979 par un coup d’Etat, est critiqué par les ONG de droits de l’homme pour la répression de l’opposition et de la société civile.

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