Gaza – «crimes de guerre» contre des journalistes: reporter sans frontière interpelle la CPI

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a appelé la Cour pénale internationale à enquêter sur des « crimes de guerre commis par l’armée israélienne contre des journalistes palestiniens », a-t-elle annoncé ce mardi.

RSF évoque dans un communiqué des « tirs directs de snipers de l’armée israélienne à l’encontre d’une vingtaine de journalistes palestiniens, sur le territoire de Gaza », dans le contexte de manifestations ayant lieu depuis le 30 mars à Gaza, où près de 60 Palestiniens ont été tués lundi. « En saisissant la Cour pénale internationale, RSF appelle les autorités israéliennes au strict respect du droit international », a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. L’ONG se base sur l’article 15 des statuts de la Cour pénale internationale, qui prévoit que son procureur « peut ouvrir une enquête de sa propre initiative au vu de renseignements concernant des crimes » relevant de la compétence de la CPI.

Selon l’ONG, plusieurs journalistes ont notamment été visés le 14 mai 2018 par des tirs alors qu’ils couvraient des manifestations à l’est de la ville de Gaza : Omar Hamdane, caméraman travaillant pour la télévision nationale algérienne (ENTV), a été blessé par plusieurs balles au pied et Wael Dahdouh, journaliste pour Al Jazeera, a été blessé à la main droite.

Crimes de guerre

Depuis le 30 mars, date du début du mouvement de protestation « La marche du retour » et les manifestations organisées à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, deux journalistes palestiniens -Yaser Murtaja et Ahmed Abu Hussein- ont été tués par des tirs de l’armée israélienne.

Selon l’ONG, une vingtaine d’autres journalistes ont également été blessés par balles. Au moins trois d’entre eux étaient clairement identifiés comme étant des journalistes.

 « Les autorités israéliennes ne pouvaient ignorer la présence, parmi les civils manifestants, de journalistes. Elles ont manqué à leur élémentaire devoir de précaution et de distinction en visant à balles réelles ces personnes protégées », a déclaré Christophe Deloire.

 « Ces violations délibérées et répétées du droit humanitaire international sont constitutifs de crimes de guerre », selon le secrétaire général de l’ONG.

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