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Épidémie d’Ébola : le Nigéria renforce ses contrôles sur les personnes en provenance de la RDC

Le gouvernement nigérian s’est dit « préoccupé » mercredi par la nouvelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui s’est déclarée dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo et qui a déjà fait 17 morts.

« Le gouvernement fédéral a mis en place un programme d’urgence de surveillance de toutes les activités terrestres et aériennes aux frontières, pour assurer que les Nigérians soient en sécurité », a déclaré Isaac Adewole, ministre de la santé nigérian à l’issue du conseil des ministres. « Nous allons désormais passer au crible toutes les personnes arrivant de RDC et des pays voisins », a-t-il assuré, ajoutant que le pays le plus peuplé d’Afrique, avec quelque 180 millions d’habitants, mettait en place un « centre d’urgence » pour se préparer en cas de propagation de l’épidémie.

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Le Centre National pour le contrôle des maladies (NCDC) pourrait également apporter son aide à la RDC pour contrer ce nouvel épisode épidémique. Le Nigeria est le seul pays d’Afrique de l’Ouest à disposer d’un « laboratoire mobile » pour fièvres hémorragiques, financé par l’Union Européenne qui peut effectuer des tests rapides dans les régions les plus reculées.

Il avait été envoyé en Sierra Léone, au plus fort de l’épidémie en 2014 qui avait fait quelque 11.000 morts. Un cas avait été recensé à Lagos, mégalopole tentaculaire de 20 millions d’habitants, faisant craindre une « épidémie urbaine apocalyptique » à l’Organisation Mondiale de la Santé.

Apparue pour la première fois dans l’ex-Zaïre (actuelle RDC) en 1976, la fièvre hémorragique Ebola vient d’un virus qui se transmet par contact physique avec des liquides corporels infectés. Le gibier de brousse est considéré comme un vecteur potentiel. Il s’agit de la neuvième épidémie d’Ebola sur le territoire de l’actuelle RDC.

La dernière épidémie remonte en 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts. L’épidémie Ebola la plus violente de l’histoire avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

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