Bénin – Supposé empoisonnement du lac Toho : le professeur Michel Boko doute du résultat des analyses

Le professeur Michel Boko n’approuve pas totalement le résultat révélé par les analyses du Laboratoire Central de Contrôle de la Sécurité Sanitaire des Aliments (LCSSA). Ces analyses qui font suite au drame survenu sur le lac Toho dans la commune d’Athiémé.

Dans un article publié sur le site banouto ce mercredi 30 mai 2018, le professeur d’université a soulevé une possibilité de trucage dans le résultat rendu public par le LCSSA.

Il fonde son hypothèse sur deux raisons à savoir :

“Je me souviens de l’accident de Tchernobyl en Mai 1986. Les résultats officiels ont indiqué que le territoire français avait été épargné par le nuage atomique. Ceux des laboratoires indépendants ont démontré le contraire. Il a fallu des confrontations à partir des mêmes échantillons pour que l’on  se rende compte de la manipulation des résultats. Il faudra donc des contres expertises pour tirer des conclusions plausibles.

Deuxième chose, une eutrophisation voire une dystrophisation est une hypothèse, mais il faut aussi vérifier cette hypothèse par l’analyse de l’eau (la DBO et la DCO) avant de tirer une conclusion.Le fait que cet accident survient au début de la saison des pluies est très révélateur d’un probable lessivage des pesticides, herbicides et d’autres insecticides jetés dans les champs périphériques. Or le code de l’eau impose les règles en la matière.”

Professeur Michel Boko

Pour le professeur, il y a probablement un trucage. C’est pourquoi il invite les associations de défense de l’environnement de commanditer leurs propres analyses et faire des comparaisons, si les responsables en ont le courage et les moyens.

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