Bénin – Dossier Cnss : la Cstb réitère son soutien à Laurent Mètongnon et à ses co-accusés

La Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (Cstb) continue d’apporter son soutien au syndicaliste Laurent Mètongnon et à ses co-accusés. Mis en cause dans le dossier de placement de fonds dans une banque en faillite moyennant des rétrocommissions estimées à des millions de Francs Cfa, ils sont détenus depuis plusieurs mois à la prison civile.

S’en est suivi une série de procès à n’en point finir. Situation contre laquelle s’offusque la Cstb qui dénonce un complot pour faire perdurer la détention des mis en cause. Pour les camarades de lutte de Laurent Mètongnon, le dossier suit une procédure de flagrant délit et ne devrait pas dépasser six mois. Mais, à leur grande surprise ce délai est en train d’être dépassé sans que les mis en cause ne soient situés sur leur sort. Dans un communiqué rendu public ce mercredi 30 mai 2018, la Cstb a fait l’état des lieux et inviter ses militants à soutenir les mis en cause à travers diverses initiatives.

Communiqué de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin

Qu’il vous souvienne que ce dossier a été rendu public par le gouvernement du Président Patrice TALON le 02 novembre 2017 en conseil des ministres. Dans ce dossier, il était reproché à  Laurent METONGNON d’avoir été au cœur de placement hasardeux de 17 milliards 500 millions francs CFA de la CNSS à la BIBE contre une retro-commission occulte de plus de 71 millions francs  CFA. Ces sommes sont devenues respectivement 16 milliards et 2 millions 500 mille plus un paquet de champagne d’une valeur de 130 mille francs CFA sans preuve.

Depuis lors, le compte à rebours  a commencé pour Laurent METONGNON et d’autres tels que ADEGOKE Edouard et YOUSSAO Abdou… amenés dans le dossier pour cautionner la condamnation de Laurent METONGNON. Ces derniers épris de dignité et d’honnêteté refusent de servir de moyens au complot macabre, hourdi par le Président Patrice TALON et son gouvernement contre Laurent METONGNON.

Un  dossier de  flagrant délit qui devrait durer au plus six (06) mois, vient de dépasser largement ce terme et se poursuit le 05 juin prochain à 08 heures au Tribunal de Première Instance de Cotonou malgré la condamnation  par la Cour Constitutionnelle du Conseil des ministres du 02 novembre 2017 et de la méconnaissance de l’article 35 de la Constitution du 11 décembre 1990 par le Procureur de la République TOGBONON Ulrich.

Pour le pouvoir de la rupture, la Cour Constitutionnelle n’est plus l’institution qui chapeaute tout dans notre pays. Ses décisions peuvent être jetées dans la poubelle. C’est ce à quoi nous avions assisté le 22 mai 2018 avec le juge AZO en charge du dossier CNSS/BIBE.

Nous sommes alors en plein dans un état de non droit où la volonté du Chef de l’Etat exécutée par les pouvoirs judiciaire et législatif du trio TALON-HOUNGBEDJI-TOGBONON fait force de loi.

La CSTB s’indigne de ce recul inacceptable des libertés démocratiques dans notre pays et appelle à la mobilisation de tous les travailleurs, de la jeunesse, du peuple béninois, chacun où qu’il se trouve à se battre pour la sauvegarde et la promotion  des libertés acquises au prix du sang. Pour ce faire chacun est appelé à prendre des initiatives diverses (position dans les réseaux sociaux contre l’instauration de l’autocratie, des concertations sanctionnées par des prises de positions écrites pour condamner les agissements de Mr Patrice TALON et son clan et exiger la satisfaction de toutes les revendications des travailleurs  et la résolution de tous les problèmes de la jeunesse et de tous les citoyens du pays).

Donc tous au procès du 05 juin 2018 à 08 heures pour exiger la libération pure et simple de Laurent METONGNON, de ADEGOKE Edouard, de YOUSSAO Abdou…

Cotonou, le 29 mai 2018

Mathurine SOSSOUKPE

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