Frappes en Syrie : le coût, l’impressionnante logistique déployée et la durée de l’opération

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Une semaine après les soupçons d’attaque chimique à Douma, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené une opération conjointe visant à punir le régime syrien. Le président américain est apparu sur les écrans de télévision le vendredi 13 à 21h00 à Washington (samedi 14 à 02h00 heures du matin à Cotonou) pour annoncer qu’il venait «d’ordonner des frappes de précision contre des cibles associées aux capacités d’armes chimiques du dictateur syrien Bachar el-Assad. Une opération combinée avec les forces françaises et britanniques est en cours. Nous les remercions toutes deux.»

Mais comment ces trois pays se sont organisés et quel a été le coût de cette nuit de frappes ?

Pour la France

Selon le site Capital.fr, l’opération aura nécessité, en tout, le déploiement de 6 navires, 17 avions et 12 missiles de croisière. Les missiles seuls auront coûté 16 millions d’euros.

Si le coût total de l’opération ne peut être réellement chiffré, on sait néanmoins que la réduction des capacités chimiques syriennes a nécessité, pour la France, l’emploi de 12 missiles, dont 9 Scalp, d’une portée de 250 km, et 3 missiles de croisière navals MdCN, d’une portée de 1.000 km, ces derniers ayant une « précision de l’ordre du métrique ». Ils ont d’ailleurs été tirés depuis la frégate Aquitaine, qui mouillait en Méditerranée orientale.

Cet armement de pointe aura coûté un peu plus de 16 millions d’euros. LCI détaille : 850.000 euros l’unité pour un missile Scalp, et 2,86 millions euros pièce pour un missile MdCN, selon la loi de finances 2015. Ce qui chiffre l’opération à 16,23 millions d’euros, hors moyens humains et autres, comme la mobilisation des avions de chasses, des navires ou encore le carburant (qui constitue un des coûts les plus élevés).

Pour la coalition

L’OBS a rapporté que le Pentagone a publié samedi des clichés satellites avant / après pour montrer la destruction totale des trois cibles officiellement touchées par les missiles de la coalition :

  • Le centre de recherche de Barzeh, présenté comme le lieu de développement principal des armes chimiques syriennes, au nord de Damas (76 missiles américains)
  • Un centre de stockage et de commandement à Him Shinshar, dans la région de Homs (22 missiles des trois pays)
  • Un autre entrepôt d’armes chimiques à Him Shinshar (7 missiles français)

Des moyens navals et aériens coordonnés

Bruxelles2 rapporte que les frappes ont été menées de façon coordonnée par des moyens navals et aériens, en « étroite synchronisation » entre les différents alliés comme l’a précisé la ministre française de la Défense, Florence Parly samedi matin (14 avril). Du coté américain, deux bombardiers B1 (venant de la base du Qatar), trois navires basés en Mer rouge, mer Méditerranée et golfe Persique — le lance-missiles de la classe Ticonderoga USS Monterrey (CG-61), et deux destroyers américain de la classe Arleigh Burke l’USS Laboon (DDG-58) et l’USS Higgins (DDG-76) —, ainsi qu’un sous marin (l’USS John Warner) ont été mobilisés.

Du côté français, six navires étaient engagés : trois frégates multimissions (FREMM) étaient déployées en Méditerranée (Aquitaine, Auvergne et Languedoc), escortées par une frégate de défense antiaérienne, une frégate anti-sous-marine (FASM) et un bateau ravitailleur. En l’air, cinq avions de combat Rafale « partis de plusieurs bases aériennes » sur le territoire français (notamment la BA 113 de Saint-Dizier-Robinson) avaient « rejoint les côtes syriennes », soutenus par quatre Mirage 2000-5 (pour l’escorte), six avions ravitailleurs et deux avions de surveillance aérienne Awacs. Tandis que quatre avions Tornado GR4 de la Royal Air Force, partis de la base d’Akrotiri (à Chypre) faisaient de même.

Plus d’une centaine de tirs (105 missiles)

L’utilisation de missiles de croisière que ce soit à partir d’avions (air-sol) ou de bateaux (mer-sol) a permis d’éviter de pénétrer sur le territoire syrien. Selon le général américain, la quantité de munitions (bombes et missiles) utilisées a été « plus de deux fois celles utilisées dans la frappe de l’année dernière » (NB : les USA avaient tiré 58 missiles Tomahawk à l’époque). Plus exactement 105 missiles ont été tirés précise le Pentagone.

Une répartition des cibles

Chaque pays avait reçu une cible précise. Les Américains, avec 57 missiles mer-sol Tomahawk et 17 missiles air-sol JASSM, ont visé le centre de recherche. Les Français ont visé le troisième avec 7 missiles air-sol Scalp. La deuxième cible — le site de stockage de Homs — a été visé simultanément par les trois pays : 9 Tomahawk américains, 8 missiles britanniques air-sol Storm Shadow (l’autre nomdu missile Scalp-EG), 3 missiles de croisière navals MdCNet et 2 missiles français Scalp.

Le coût total de l’opération

Selon le site d’information L’OBS, l’opération de la coalition aura ainsi duré 45 minutes avec un montant total de près de 50 millions de dollars « brûlés », ( 40 millions d’Euro) soit environ 27 milliards francs CFA.

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2 commentaires
  1. ELLÈCHO Théo dit

    Que les trois alliés nous épargnent d’une troisième guerre mondiale qui sera très difficile à gérer en raison de l’existence des terroristes qui vont en profiter.

  2. ELLÈCHO Théo dit

    A défaut d’une éventuelle troisième guerre mondiale qu’on ne souhaite pas , la Syrie serait comme la Lybie de Khadafi. Le dictateur sera éliminé mais le pays et son peuple resteront divisés et déchirés.

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