Sénégal : sept ans d’emprisonnement requis contre Khalifa Sall, le maire de Dakar

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, dissident de la majorité au pouvoir et probable candidat à la présidentielle de 2019 au Sénégal, avait été inculpé et écroué pour détournement présumé de fonds publics en mars 2017.

Les chefs d’inculpation retenus à son encontre sont ceux “d’escroquerie portant sur des deniers publics, de détournement de deniers publics, d’association de malfaiteurs, et de blanchiment de capitaux” dans le cadre de la gestion de sa mairie.

“Je requiers sept ans d’emprisonnement ferme” à l’encontre de M. Khalifa Sall, a déclaré le procureur Serigne Bassirou Gueye dans son réquisitoire devant le tribunal correctionnel.

Il a également requis une amende de 5,49 milliards de francs CFA (8,37 millions d’euros) à l’encontre de M. Sall, soit trois fois la somme des détournements présumés (1,83 milliard de FCFA ou 2,8 millions d’euros).

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Ancien ministre, Khalifa Sall dirige la capitale du Sénégal depuis 2009. Il est un des responsables du Parti socialiste (PS), formation membre de la coalition au pouvoir. Mais en dissidence au sein de son parti et dans la coalition présidentielle, il est perçu comme un probable candidat à la présidentielle et potentiel adversaire sérieux de l’actuel chef de l’Etat Macky Sall.

Après avoir présenté à Dakar une liste dissidente victorieuse aux élections locales de 2014, Khalifa Sall s’est davantage ancré contre la coalition présidentielle en appelant d’abord à voter non au référendum pour la révision constitutionnelle proposée par Macky Sall en mars 2016.

En décembre 2017 alors qu’il était toujours détenu à la prison de Rebeuss, a été exclu du Parti socialiste (PS). Soixante-cinq personnes au total, considérées comme des « dissidents » du PS, ont été aussi mises au ban du parti. Khalifa Sall avait été élu député de l’opposition en août 2017 malgré sa détention depuis mars.

Pour Khalifa Sall, dont la défense plaidera en principe de lundi à mercredi, ce procès “politique” vise avant tout à l’empêcher de se présenter face à Macky Sall lors de la présidentielle de 2019.

Selon AFP, une conversation filmée d’un ministre d’Etat et ancien adjoint à la maire de Dakar a révélé que Mbaye Ndiaye, a affirmé que “le problème de Khalifa Sall (aurait pu) être réglé s’il avait accepté d’être avec nous”.

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