Narcisse Tomety: « la presse béninoise est moins qu’un « vidomègon » (une domestique) »

« la presse béninoise dans sa globalité n’est pas mal mais on doit aller au-delà de ce qui se fait pour perfectionner le métier« . Ainsi s’exprimait Jérôme Carlos le 07 Septembre 2017 lors de la première édition des rencontres intergénérationnelles des médias initiée par le groupe de presse « Educ’Action » dans le cadre du renforcement de la capacité des jeunes journalistes béninois sous le thème évocateur : « chantage et escroquerie au sein de la presse aujourd’hui : comment redorer le blason du journaliste béninois« .

Mais malgré cette exhortation pour une presse plus professionnelle, la presse béninoise continue sa descente dans la gadoue  en se laissant inféoder par le pouvoir politique et la puissance de l’argent. Ce ce qui fait dire au professeur Simon Narcisse Tomety que la presse béninoise est dans la servitude; une servitude qui, loin d’arranger la profession, l’avilisse et l’éloigne de sa mission d’éducation de masse et d’objecteur de conscience.

« La presse béninoise est moins que ‘VIDOMEGON’. Ce n’est plus cette presse chaleureuse et audacieuse avec qui nous étions au front jusqu’à un passé récent. » s’est indigné le professeur Simon Narcisse Tomety en se basant sur les récentes livraisons des quotidiens beninois.

Pour lui, la profession n’est plus exercée dans le but d’apporter l’information vraie à l’opinion nationale; mais offrir à la population tel un coursier, des informations intentionnellement manipulées pour la cause du bailleur. Ainsi, les professionnels des médias au lieu d’être des esclaves de l’informations deviennent des serviteurs fidèles et zélés des acteurs politiques. « La ligne éditoriale d’un organe de presse ne doit pas être influencée par le chiffre d’affaires même si je n’ignore pas les charges à supporter. Dualité entre argent et liberté », se désole t-il.

Ce cri de cœur qui vient quelques semaines après celui poussé par l’ancien ministre de la justice et présidente des femmes juristes du Bénin, Me Akuavi Marie-Elyse Gbédo doit toucher la conscience des professionnels des médias  afin de revenir aux principes sacro – saint du journalisme qui restent invariables.

3 commentaires
  1. Yémalin L'utilisateur dit

    On traite la presse de vidomêgon et il se trouve des journalistes pour relayer ça. La justice a été traitée de corrompue dans ce pays par son ministre de tutelle, toute la justice s’est levé pour s’en offusquer.

    1. Azatassou L'utilisateur dit

      Est-ce faut? La presse béninoise est même une esclave, non pas vendue mais achetée plusieurs fois

  2. Togoenmarche L'utilisateur dit

    J’étais une fois intrigué par un article paru dans un journal de la place à propos d’un ami pendant que ce dernier était ministre. J’en discutais avec l’intéressé qui me disait ceci: ne t’en fais pas pour moi….c’est notre monde…demain tu appelles le même journaliste et lui donne un peu de sous, et il écrit un bel article sur toi.
    Comment on appelle ça?

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.