Forfait du Bénin -Ufoa Dames : les filles partent parfumées de colères 

Le Bénin a annoncé au dernier instant être forfait pour le Tournoi-Ufoa dames à Abidjan (14 au 24 février). Raison évoquée, manque de compétitivité de l’équipe nationale. Ce forfait pourrait valoir une  amende de US Dollard 5,000.00 informe le site jipsports. Les filles parfumées de colères ont quitté lundi 12 février le campement sans assistance de psychologue. 

Les dirigeants du Foot au Bénin sont-ils rêveurs ou téméraires ? C’est une interrogation qui trouve sa source dans la manière dont ces derniers perçoivent la participation à une compétition. Après deux journées de championnat et l’effarante reconversion de la phase entre clubs en opposition entre départements, qualifiée de pernicieuse par certains n’a guère  émoussé l’ardeur de ces rêveurs qui seuls croyaient à cette possibilité. Celle d’engager le Bénin dans le Tournoi Ufoa-dames sans un championnat sérieux au plan local.

Dans la foulée, on apprend que le jeune dynamique et audacieux ministre des Sports Homéky, n’a pas donné son « Ok ». Même si ça parait difficile pour les joueuses, elles doivent s’en prendre à leurs responsables qui auraient  géré avec sentiment ce choix. Le ministre vient ainsi de mettre fin à l’improvisation et sauve le Bénin. Car l’image à défendre semblait plus importante que le repas à servir aux Super Falcons, qui risqueraient de nous laminer. 

Pour une 4e fois, le Benin vient de signer forfait à ce tournoi côté Dames, précise une source proche de l’équipe. Une décision qui troue les ailes à l’avion Écureuils dames en direction d’Abidjan qui malheureusement a atterri dans le mental de chacune de ces joueuses. Entre colère et découragement, Colombe et Nadège se sont quand même lâchés sur les ondes de la RFI. « Sincèrement, c’est décourageant, ce n’était pas du tout facile pour nous, trois séances d’entraînement par jour et à la dernière minute, on nous dit qu’on ne va pas voyager et que le ministre n’a pas accepté, c’est vraiment grave et il faut qu’on décourage ça là » dira la première.

La seconde n’a toujours pas oublié le passé « On a été interné pendant un mois et demi de travail et à la dernière minute leur « dur » dernier mots, c’est de nous décourager » a-t-il dit, avant de rappeler qu’en 2005, c’était pareil, même traitement en 2012, 2015 et 2018.

En absence de psychologue à la tête de nos équipes nationales, on pourrait se demander comment gère t-on les athlètes dans ces circonstances ? L’autre question bonne à savoir, le gouvernement et la Fédération s’étaient-ils entendus au départ sur la participation des joueuses à cette compétition ?

Quand on gère une affaire d’Etat, on évite de mettre le sentiment …
« Je comprends leurs amertumes, c’est vrai, mais vous savez quand on gère une affaire d’Etat, on évite de mettre le sentiment. Le Chef de l’Etat a répété, je veux imposer le label du Bénin dans le Football. Je comprends les filles, je leur ai parlé, elles ont compris ….. Rendez-vous est pris pour la prochaine fois » a expliqué au média Anjorin Moucharafou, président de la Fédération béninoise de Football.

Les sacrifices consentis par ces filles ont été vains, les dépenses effectuées au campement n’ont finalement servi à rien. Alors pourquoi ne peut-on pas repenser les choses et essayer de mimer, ce qu’il y a de mieux à côté de nous. Les filles vont continuer à se remémorer ce feuilleton, pendant que si rien n’est fait par le gouvernement de pareilles situations surviendront. Et si le ministère prenait en charge le championnat féminin pour un temps ? 

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