Chine : « l’empereur » à vie, Xi Jinping toujours en déphasage avec l’occident

Le Parti communiste chinois (PCC) a présenté dimanche une réforme de la Constitution qui abolit la règle limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, une mesure qui en théorie permettrait à Xi Jinping de se maintenir indéfiniment à la tête de l‘Etat, a rapporté l’agence Reuters.

Depuis qu‘il est devenu président il y a cinq ans, Xi a largement façonné le parti à sa main, écartant nombre de dirigeants autrefois considérés comme intouchables dans le cadre de sa guerre contre la corruption.

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L‘agence officielle Chine nouvelle qui a relayé dimanche l‘annonce de la réforme fournit peu de détails sur son contenu, précisant simplement que l‘initiative émane du comité central du PCC et qu‘elle concerne également la vice-présidence.

[su_quote cite= » écrit l‘agence Chine nouvelle. »]« Le comité central du Parti communiste chinois a proposé de supprimer de la Constitution l‘expression selon laquelle le président et le vice-président de la République populaire de Chine n‘accompliront pas plus de deux mandats consécutifs »[/su_quote]

Xi Jinping, qui est âgé de 64 ans, doit en principe, selon la Constitution chinoise, démissionner de la présidence de la République au terme de deux mandats de cinq ans.

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Le premier mandat est en train de s‘achever et le président doit être formellement élu pour un second mandat lors de la réunion annuelle de l‘Assemblée nationale populaire (ANP), le parlement chinois, qui s‘ouvre le 5 mars.

Il n‘y a en revanche pas de limitation de durée pour le poste de secrétaire général du PCC, le véritable poste de numéro un chinois, ainsi qu’à celui de chef des armées, bien qu‘une durée maximum de dix ans soit la règle généralement suivie.

Le projet de réforme constitutionnelle annoncé dimanche remet en cause la notion de « direction collective » imposée par l’ex-dirigeant Deng Xiaoping dans les années 1980 afin d’éviter le maintien au pouvoir d’un chef incontesté, comme l’était le fondateur du régime Mao Tsé-toung.

Les deux prédécesseurs de Xi Jinping – Hu Jintao (2003-2013) et Jiang Zemin (1993-2003) – ont ainsi chacun exercé deux mandats de cinq ans. A chaque fois, la transition s’est effectuée en douceur, tandis que la Chine devenait la deuxième économie mondiale.

Mais Xi, 64 ans, se montre beaucoup plus autoritaire: il a renforcé la répression de la société civile, lancé une vaste campagne anticorruption, fait adopter une « pensée » à son nom dans la charte du Parti et lancé un quasi-culte de la personnalité.

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En restant au pouvoir au-delà de 2023, il pourrait vouloir mener à bien son programme pour la Chine: assurer sa « renaissance », en en faisant un pays développé doté d’une influence mondiale, d’une société prospère, et d’une armée puissante.

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